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Sophie Duarte sans pression avant la Prom’Classic

Sophie Duarte sera la grande favorite pour réaliser la passe de deux dimanche lors de la Prom’Classic à Nice. Un 10 km qu’elle aborde sans pression et avec dans le viseur le mois d’avril et ses débuts sur marathon à Paris.

Sophie Duarte renoue avec la compétition ce dimanche 11 janvier, près d’un mois après avoir terminé 5e aux championnats d’Europe de cross le 14 décembre dernier. « J’analyse ce résultat comme une très belle perf. Je suis arrivée en forme et il y a eu plus fort. Maintenant, je n’aime pas dire ça car je suis la première à critiquer quand quelqu’un se trouve des excuses de maux de ventre ou autre. Mais il se trouve que je me plaignais régulièrement de maux de ventre depuis le cross d’Allonnes. Je ne sais pas si c’est l’altitude (Samokov est situé à 1 300 m d’altitude) ou le stress qui a amplifié ça. J’ai ressenti une grosse pointe à l’échauffement qui m’a complètement empêchée de pousser » explique la sociétaire du Ca Balma, pourtant accoutumée à l’air de Font-Romeu.

« Oui je gère bien l’altitude, mais c’est pile ou face. La veille, je fais un excellent échauffement. Le lendemain, j’ai mal au ventre. Un titre, c’est un jour, une forme sauf si on “archidomine“. Je suis évidemment frustrée mais arriver à faire ce que j’ai fait avec cette limite, ça veut dire que la préparation de David (Heath, son coach) est excellente ».

« Je veux arrivée fraîche et dispo au bon moment »

Toujours est-il que Sophie Duarte a trouvé la cause de ces soudaines douleurs qu’elle n’avait jamais eues auparavant. « Ça a encore continué 4-5 jours après les Europe. J’ai fait des examens et on a découvert que c’était un spasme duodénum. C’est mon osthéo qui l’a fait passer. Je ne sais pas pourquoi c’est venu à ce moment là. Je me suis réentraînée et je n’ai pas eu de douleurs ».

Après les labours bulgares, la championne de France 2013 du 5 000 m a effectué une semaine très light, axée sur la récupération, avant de reprendre progressivement les séances « pour ne pas perdre le rythme ».

« J’avais besoin  de couper un peu » relève la Balmanaise, qui à l’instar d’énormément de sportifs a été « très touchée » par le massacre perpétré mercredi 7 janvier à l’encontre de “Charlie Hebdo“, et témoigne de son « soutien » à l’hebdomadaire, qui paraîtra mercredi prochain à un million d’exemplaires.

Si en 2014, dans la foulée de son titre européen glané de haute volée à Belgrade, elle avait réalisé une très grosse course à Nice en améliorant le record féminin de l’épreuve en 32’21’’ pour sa première participation à la classique, Sophie Duarte indique être dans un autre état d’esprit avant la 16e édition de ce 10 km azuréen particulièrement prisé. « Je n’y vais pas pour le fun mais sans ambition chronométrique. J’ai quand même relâché et j’apprends aussi des petites erreurs de l’an passé, à savoir que j’avais  fait un peu trop de compétitions après les Europe (l’an dernier, elle s’était préparée pour le cross d’Edimbourg, qui avait lieu une semaine après la Prom’Classic, et avait terminé 4e en Ecosse). Et j’avais eu un coup de mou ensuite. Cette année, j’attaque une préparation marathon, je veux être fraîche et dispo au bon moment » explique la caporal-chef au régiment de soutien du combattant de Toulouse.

Début de la préparation au Portugal

Ce qui ne l’empêchera sans doute pas de réaliser une bonne course dimanche –« Je garde toujours une forme régulière, je ne suis jamais à la rue ; je ne pense pas toutefois ambitionner battre mon record de l’an passé »– mais la prochaine grosse échéance se situe bel et bien le 12 avril prochain, au départ du marathon de Paris avenue des Champs Elysées. C’est pourquoi elle a privilégié ce 10 km au cross d’Edimbourg pour lequel elle devait figurer au sein du team Europe, afin de s’accoutumer davantage au macadam, alors que l’épreuve niçoise est aussi sponsorisée par son équipementier.

Sophie Duarte, qui  ne devrait pas s’aligner au cross du Ouest France le dimanche 18, attaquera le 19 janvier prochain les 12 semaines de sa préparation marathon par un stage fédéral d’une grosse dizaine de jours au Portugal avec le collectif hors stade. « Je vais à Nice de manière plus relâchée que l’an dernier. Je ne serais dans l’état d’esprit d’aller chercher un chrono. Le but n’est pas d’arriver à bout de souffle pour le stage au Portugal » conclut-elle.

 

Photo : en plein effort l’an dernier (Photo Yves-Marie Quemener).