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Course Eiffage du Viaduc de Millau : le bon cocktail pour Aline Camboulives

A 40 ans, Aline Camboulives, sélectionnée lors du dernier Mondial de semi-marathon (69e en 1h17’46’’) à Copenhague, est impatiente de s’aligner dimanche sur le Viaduc de Millau.Pourtant, elle aurait très bien pu ne pas se rendre dans l’Aveyron.

«C’est l’anniversaire de ma maman, qui fête ses 60 ans. 60 ans, ce n’est pas non plus tous les jours. Mais on a décalé l’anniversaire » souligne Aline Camboulives. «Ce qui me motive, c’est le caractère mythique de la course. Traverser deux fois le Viaduc de Millau, ça doit couper le souffle, même si on court devant. Ce sont les grands espaces de l’Aveyron, avec les Causses de tous les côtés. J’adore ces sites naturels de l’Aveyron. Il faut aussi dire que mon père est Aveyronnais. J’ai de la famille, et ils vont peut-être faire le déplacement pour venir voir la course» narre la native de Valence (Drôme), et qui possède avec son mari sa propre entreprise de nettoyage à Annemasse (Haute-Savoie).

«Il va certainement y avoir une grosse ambiance, de la convivialité. Réunir tout ça, ce n’est que du plaisir» poursuit Aline Camboulives, qui escompte également être performante. «Je n’ai pas les temps de référence des deux autres éditions. Je ne sais pas non plus qui est au départ. Mais si je me déplace, ce n’est pas non plus pour me balader. Je ferais au mieux, en essayant de prendre le plus de plaisir ».Toujours est-il qu’Aline Camboulives enchaîne actuellement les courses. Après un Mondial de semi-marathon (69e en 1h17’46’’) le 29 mars en demi-teinte –«j’étais déçue, j’ai eu une période où j’étais très fatiguée»-, la vice-championne de France de marathon à Toulouse en octobre dernier a surpris en réalisant 1h14’53’’ lors du semi d’Annecy le 27 avril dernier, nouveau record personnel sur la distance.«Après le Danemark, j’ai repris mes séances d’entraînement comme à l’accoutumée. Je pars sans séance définie à l’avance, aux sensations. Comme je l’aime. On se connaît bien avec le temps ».

«Je peux mettre mon empreinte partout»

Aline Camboulives s’est ensuite alignée le 1er mai à une course en montagne (la grimpée du Laudon, à Saint-Jorioz), qu’elle a remportée. «J’accumule les courses. J’ai aussi fait un trail le week-end dernier à Crest (Drôme) que j’ai gagné. C’était mon premier» glisse celle qui disputera le 25 mai les championnats de France de courses en montagne (elle compte deux sélections internationales dans cette discipline). «Je vais ensuite couper puis je vais ensuite préparer le marathon du Mont-Blanc (29 juin). C’est le genre de course que j’aime car il n’y a pas trop de descente. Il ne faut pas que ça soit trop technique. Je ne peux pas avoir le niveau d’une nana qui ne fait que du trail. Mon point fort, c’est que j’arrive à faire du semi-marathon, du marathon, du trail, de la course de montagne en faisant des bons trucs, sans être une performeuse comme (Christelle) Daunay ou (Chrystelle) Dewalle sur le kilomètre vertical. Mais je peux mettre mon empreinte partout ».

Le trail justement, la discipline vers laquelle se dirige la sociétaire de l’Athlé Saint-Julien 74. «Je suis dans la décennie où je vais régresser (elle a toutefois battu ses records personnels l’an passé sur 10 km route, 34’29’’, sur marathon à Paris, 2h36’44’’, et fin avril sur semi). Je sens que ça va cette année. Mais je vais faire de moins bons chronos dans un ou deux ans. Je pense plus me tourner vers le trail où je vais retrouver mes copines et où il y a moins l’esprit chrono à l’arrivée. Il y a également des places à prendre. Je choisis mes courses en fonction de mes envies, là où j’ai vraiment envie de courir, selon l’ambiance, la convivialité. Tout ça fait un beau cocktail!»Dépaysement, convivialité, singularité, sans oublier la performance, c’est ce que retrouvera Aline Camboulives entre ciel et terre à Millau ce dimanche.