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Championnats de France Elite: Cindy Billaud met les haies à l’honneur

Dans la foulée de Pascal Martinot-Lagarde, Cindy Billaud a mis les haies à l’honneur.

En réalisant 7’’93 sur 60 m haies, elle a réalisé la quatrième meilleure performance mondiale de l’année. Elle affiche donc un potentiel de finaliste pour les Mondiaux de Sopot.Si la piste bordelaise peut paraître lente pour les «pur-cents» du sprint pour les hurdlers, elle n’a pas freiné les pointes de Pascal Martinot-Lagarde–7’’49 sur 60m haies, samedi–ni celles de Cindy Billaud (7’’93, 4e meilleure performance mondiale de l’année), hier.

Alors que Ghani Yalouz, le DTN, espère entre «deux ou trois médailles» aux Mondiaux de Sopot (7 au 9mars), on sait déjà que c’est en franchissant des obstacles. Impressionnante en série (7’’96), comme en finale (7’’93), Cindy Billaud n’a jamais été aussi rapide l’hiver, comme elle le fut l’été dernier (12’’59) sur 100m haies. Cigale et fourmi, elle préfère, cependant, chanter. «L’hiver, c’est pour travailler», souriait-elle, dans un clin d’œil.

Alors que février se termine, Cindy a déjà réussi son «challenge». «Je ne vais pas assez vite sur les deux premières haies. En fait, j’accélère vraiment à partir de la quatrième. Ce travail hivernal est effectué pour corriger ce manque de vitesse.Je voulais être régulière sous les 8 secondes, c’est fait.» Pourtant, la double championne de France en salle est blessée aux ischios. «C’est une vieille blessure qui traîne depuis l’été dernier, mais je peux courir grâce aux soins de mon kiné, confie-t-elle. En série, comme en finale, la douleur était présente après la course… Mais je suis quelqu’un qui est dure au mal et je suis très têtue. Lorsque cela me pose vraiment problème, je lève le pied, comme à Moscou (8’’17 et 8’’26). Ou je croise les doigts pour ne pas que cela pète (sic).»

A Bordeaux, les ischios ont tenu, encore une fois. «Faire 7’’93 dans la douleur et être championne de France, cela vaut le coup.»A Bordeaux, Cindy a couru deux fois en 1 h 20. Au sortir de sa finale, elle annonçait : «il faut que je trouve un kiné dès à présent pour un massage. Si ce sera pour demain, dès la première heure.» Avec deux chronos sous les 8 secondes en moins de 2 heures, la hurdleuse affiche un réel potentiel pour enchaîner les courses (trois) pour les Mondiaux de Sopot.

L’an passé, aux championnats du monde de Moscou, de retour de blessure, elle avait atteint la finale du 100 m haies (7e en 12’’84 et 12’’71 en série). Pourra-t-elle soumettre son corps au même programme en Pologne. «Je vais prendre les courses, les unes après les autres, explique-t-elle. Ecouter mon corps et tout donner si j’atteins la finale. Il y a une bonne équipe médicale au sein de l’équipe de France. Je ne me fais pas de soucis. Et puis, la priorité, c’est l’été, et les championnats d’Europe à Zurich.» Un objectif qui peut servir de frein à la course de trop.