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Marathon de Paris 2014 : Sébastien Charnay veut franchir le cap des 2h20’

Arrivé sur le tard sur la distance, Sébastien Charnay, 3e des championnats de France en octobre dernier à Toulouse, arrive à 36 ans « au summum » de sa carrière. Il escompte profiter de sa forme actuelle pour descendre pour la première fois sous les 2h20’, dimanche à Paris.

Sébastien Charnay, 37 ans en juin prochain, a débuté sur marathon en 2008, en courant en 2h22’23’’ à Genève en Suisse. Quatre ans plus tard, il prenait la quatrième place des championnats de France de la spécialité lors de Nice-Cannes, en portant son record à 2h20’56’’. «Depuis, mon objectif est de faire moins de 2h20’. J’espère que ça sera à Paris. Après c’est un marathon, donc ce n’est jamais une science exacte. Il y a la météo, il faut trouver des meneurs d’allure. J’ai fait une prépa meilleure qu’il y a deux ans, quand j’avais fait 2h20’56’’ avec de super conditions de course » confie celui qui s’entraîne par ses propres moyens, au fil des expériences vécues.

«J’ai 18 ans d’athlé. J’ai pris le temps de progresser. Je me suis beaucoup blessé, j’ai pu voir ce qui m’allait et ce qui ne m’allait pas. Je n’ai pas de coach mais j’ai de bons copains. Ils sont sympas, ils m’aident sur mes sorties longues, comme sur la dernière dimanche (23 mars), où j’ai fait 36 km en 2h10’. Ça change un peu de la monotonie de l’entraînement solitaire. Ça permet de moins se concentrer sur ses sensations » glisse Sébastien Charnay, licencié à l’atypique club Pont de Vaux 01 Pulsion (Ain), qui compte 18 adhérents, et qui a récolté…trois médailles lors des championnats de France de marathon en octobre dernier à Toulouse.

Dont le bronze pour lui-même (Pont de Vaux 01 Pulsion a glané le titre par équipes), plutôt inattendu. «Mon premier objectif au départ, c’était l’équipe. On savait qu’on pouvait faire quelque chose. Je partais plus pour le chrono. Le podium me semblait très compliqué. Je n’ai fait que 2h23’13’’, c’est assez décevant, mais le podium a gommé la déception du chrono» relate celui qui travaille en 2×8 comme technicien de maintenance dans une usine d’agroalimentaire.

Paris, Metz…et New York

Pour l’année 2014, arrivé à pleine maturité, il escompte effacer ses records sur marathon, semi (actuellement 1h07’43’’ à Nancy en 2012, il vise 1h06’30-1’07’), et sur 10 km (record à 30’45’’ «j’aimerais bien avoisiner les 30’30’’»). Avec un programme bien défini. «Je préfère faire un gros marathon en début d’année pour essayer de faire un chrono. Puis je compte bien prendre le départ des France à Metz (12 octobre) pour pourquoi pas défendre ma médaille de bronze» explique Sébastien Charnay, qui espère comme en 2013 tirer son épingle du jeu, en profitant notamment des blessures et de l’absence de certains des meilleurs tricolores sur la distance.

Viendra ensuite «la cerise sur le gâteau» puisqu’il a été tiré au sort et prendra part au marathon de New York à la fin de l’année. «Paris et New York la même année, ça fera de beaux souvenirs» sourit-il. Coureur discret, Sébastien Charnay regrette l’absence «de soutien de la Fédération. Je trouve qu’on est un peu laissés pour compte. J’ai eu une médaille de bronze aux France, on ne me propose rien. On ne m’a jamais proposé de faire un stage pour m’améliorer (un stage hors stade est organisé au Portugal en début d’année civile, avec pour objectif de rassembler les 10 meilleurs français au bilan national du 10000 m, du semi et du marathon, ndlr) , ou me demander ce dont j’aurais besoin pour courir plus vite. C’est ce que je regrette: on ne nous accompagne pas. On aide l’élite mais des gars comme moi en 2h20’, on ne leur propose pas un stage pour essayer de s’améliorer».

Sébastien Charnay sait qu’il pourra compter sur le soutien de ses «copains» et de son club pour parvenir à son objectif dimanche.