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Course Eiffage du Viaduc de Millau : Sébastien Beltran, premier Français

Septième en 1h17’47’’, Sébastien Beltran, 32 ans, titulaire d’un record de 1h04’59’’ au semi-marathon s’avoue satisfait de cette performance.

Pourquoi tenais-tu à participer à cette épreuve?

– Il y a quelques jours, alors que je m’entraînais j’ai reçu un coup de fil de Yannick Perroteau, agent sportif chargé de la composition du plateau élite de cette Course. Lorsqu’il m’a proposé de venir, j’ai été surpris. Jamais, je n’aurais pensé être invité. Donc, plus qu’agréablement surpris, j’ai répondu par l’affirmative, car je ne voulais pas passer à côté d’une telle opportunité. Aussi, j’avais entendu parler de cette compétition dans des termes dithyrambiques et quelque part, je savais que je finirais par la courir un jour.

Comment as-tu vécu ce challenge?

– En fait, j’avais décidé de tenter ma chance. D’entrée, je suis parti devant et assez vite, parce que je savais que les Africains possèdent un gros niveau. Donc, je ne voulais pas me contenter de suivre un train trop lent et être victime d’un coup d’une attaque fulgurante. Ils sont revenus sur moi vers le 3e km, mais ensuite j’ai pu me maintenir en tête jusqu’à l’entame de la descente aux environs du 15e km. Là, cela a commencé à accélérer et je n’ai plus été en mesure de suivre le rythme de ces athlètes, qui ont de meilleures références chronométriques que moi? J’ai compris que c’était plié et j’ai revu mon ambition à la baisse. J’aurais au moins aimé battre l’un d’entre eux. Bon, cela n’a pas été possible, mais je suis parvenu à battre l’Ukrainien. En tous cas, je ne regrette pas d’avoir pris des risques. Quand on s’estime un compétiteur, on ne peut pas se contenter uniquement de suivre. Finalement, je suis satisfait.

Quels ont été les moments les plus durs?

– J’ai trouvé la dernière descente vraiment traumatisante. J’avais beau tout donner, je ne parvenais pas à accélérer.

As-tu apprécié cette épreuve?

– Complètement. Je reviendrai avec plaisir. Déjà, il règne une ferveur extraordinaire. Jamais, je n’ai été autant encouragé sur une course par le public. C’était de la folie. Et la traversée du viaduc demeure un moment exceptionnel. J’ai vraiment compris ce que signifie courir entre ciel et terre. On surplombe la vallée et on bénéficie de panoramas à couper le souffle. Il s’agit d’une course unique.

Quels sont tes prochains objectifs?

– Dans un premier temps, je vais me consacrer à la piste et plus particulièrement au 5000 mètres. Je voudrais faire mieux que mes 14’01’’ et mes 29’46’’ sur 10 km. En plus, cela me permettra de gagner en vitesse, dans l’optique du marathon. Je ne sais pas où, ni quand, mais je veux en courir un avant la fin de l’année. Compte tenu de mes chronos sur piste, je viserai moins de 2h20. Toutefois, 2h18’ seraient parfait.