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Championnats d’Europe de Zurich, veillée d’armes

A quelques heures du début des championnats d’Europe de Zurich, certains athlètes sont passés par les points presse. De même que le président de la FFA Bernard Amsalem et le DTN Ghani Yalouz. Petit florilège des déclarations à J-1 du début de la compétition.

Le compte à rebours se rapproche. Les premiers athlètes ont posé leur valise à Zurich samedi dernier, depuis Lyon où un train spécial avait été affrété alors que le reste de la délégation arrive au compte goutte en fonction du début de la compétition de chacun. Auparavant, les Bleus passent par les points presse donné à l’hôtel de l’équipe de France, distillant leur objectif et leur état d’esprit.Renaud Lavillenie, lui, s’est exprimé en anglais à l’occasion de la conférence de presse de l’AEA (la Fédération Européenne) où il fut le seul athlète masculin présenté devant la presse (les sprinteuses Ivet Lalova, Dafne Schippers et Verena Sailer l’avaient précédé).

«L’objectif est de gagner. Ensuite, ça sera de battre le record des championnats (6,00 m par Rodion Gatauline en 1994). Et puis, qui sait? J’ai la forme de cet hiver» a souligné le recordman du Monde, qui entrera en lice pour les qualifications jeudi matin, et qui pourrait rentrer dans l’histoire en accrochant un troisième titre continental consécutif. Retour à l’hôtel de l’équipe de France. Bouabdellah Tahri, lui, s’apprête à doubler 10000 m (finale mercredi à 19h51) et 5000 m (finale directe dimanche à 16h30: il n’y aura pas de séries fautes d’un nombre suffisant de concurrents). «Je suis confiant. J’ai préparé ces Europe comme je le voulais. J’ai bien ramassé au meeting Areva. Cela m’a permis de me remobiliser. Je me prépare pour le mieux depuis un mois et demi. Il faut en profiter. L’objectif est de faire une médaille sur les deux disciplines, en tout cas s’en rapprocher» explique le Messin.

De son côté, Kévin Campion s’est rassuré après avoir vécu un moment difficile dans la foulée des championnats de France à Reims. «J’ai failli péter un câble. J’avais du mal à l’entraînement. Mais j’ai fait une sortie de 20 km avec 8 km actif qui m’a rassuré. J’ai pu reprendre de la confiance» relève celui qui possède le 14e temps des engagés sur le 20 km (programmé mercredi à 9h20). «Si je fais dans le top 12, je serais à ma place. Dans les huit premiers, ça sera très bien».

Pascal Martinot-Lagarde, lui, vise l’or. Le tout récent recordman de France (12’’95 à Monaco) domine largement les bilans européens et a montré une très forte régularité autour des 13’’ -13’’10. «Les jours qui ont suivi Monaco, j’étais forcément sur la lune pendant un petit moment. Maintenant, je suis revenu sur terre» glisse l’athlète coaché par Giscard Samba, qui devra se méfier du tenant du titre, le Russe Serguey Shubenkov (13’’13 cette année, record à 13’’09). Toujours aussi prolixe, Pascal Martinot-Lagarde ne veut pas revivre ce qu’il s’est passé cet hiver. Arrivé grand favori aux Mondiaux indoor à Sopot, il avait finalement glané la médaille d’argent.

«J’ai plus l’appréhension de ne pas faire deux fois la même connerie que l’appréhension d’être le leader européen. Le jour J, en championnat, il peut vraiment sortir des gens de nulle part. C’est ce qui s’est passé à Sopot. Là, c’est le même scénario mais ce n’est pas du tout la même chose dans ma tête. On peut tous se transformer en championnat. On remet tous les compteurs à zéro, mais j’ai plus d’assurance avec tout ce que j’ai fait en amont. Mais je n’ai pas encore la médaille autour du cou».

«Des championnats d’Europe, pas des championnats de France»

Le champion du Monde juniors fait en tout cas parti des meilleures chances tricolores. « Il y a des fers de lance qui ont un rôle important de leader pour montrer l’exemple» indique le DTN Ghani Yalouz lors de la conférence de presse donnée en fin d’après-midi au Club France, situé dans une ancienne fonderie. «Ce sont des championnats d’Europe, pas des championnats de France. Il y a une très forte concurrence, rien n’est acquis. Il va falloir de l’engagement, de la réussite. On met beaucoup de pression aux athlètes. Le sport n’est pas une science exacte. On va essayer d’oublier Barcelone, c’est une autre aventure. Mon rôle, c’est aussi de dédramatiser l’évènement. Ça ne reste que du sport. Mais ils n’ont pas le droit de flancher, d’abandonner, le maillot est une responsabilité. Ils doivent tout donner et ne rien lâcher».

De son coté, le présent de la FFA Bernard Amsalem annonce: «Notre objectif est de faire aussi bien qu’à Barcelone. On en a les moyens, nous avons même plus de possibilités que par rapport à Barcelone. Si on a de la réussite, ça pourrait vraiment être la grande fête».