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La Course Eiffage du Viaduc de Millau : Un monument

Dimanche 18 mai, 15 000 coureurs fouleront ce chef-d’œuvre de l’art architectural, évocation d’un vaisseau voguant sur une mer de nuages.

Ainsi, comme suspendus entre ciel et terre tels des funambules progressant à 270 mètres au-dessus du sol et sur une distance de 5 km, tous les participants vivront une expérience riche en émotions sur ce viaduc inauguré en 2004, soit 10 ans en arrière. A l’instar des précédentes, cette 3e édition demeurera une fête populaire. En effet, cette manifestation rassemble un large panel d’adeptes de la course à pied. Outre, les athlètes du plateau élite désireux d’inscrire cette «Classique» à leur palmarès, pléthore d’engagés souhaitent simplement vivre une journée exceptionnelle.Parmi eux, certains se déplacent seuls, d’autres viennent en famille, en club, dans le cadre du voyage de l’année d’une association et d’aucuns choisissent d’effectuer ce challenge au sein de leur entreprise (20% des participants).

Notamment le groupe Eiffage, partenaire fondateur présent dès la genèse du projet. Troisième groupe français dans le bâtiment et les travaux public «Eiffage», constructeur du Viaduc de Millau sera fièrement représenté par plus de 900 de ses salariés guidés sur cette voie royale par PierreBerger, leur PDG.Aussi, l’effectif global comporte 30% de féminines. Ce qui constitue un pourcentage supérieur à celui de moult semi-marathons organisés au sein de l’Hexagone. Idem, la majorité des inscrits ne sont pas uniquement originaires des départements limitrophes de l’Aveyron, toutefois forte d’un contingent de 2000 membres, mais proviennent de toutes les régions.Enfin, cette grand-messe fédère de nombreuses générations, de 18 à 86 ans.

Sinon, le parcours n’a subi aucune modification et le système de vagues de départ instauré en 2012 va être reconduit, vu qu’il autorise une meilleure fluidité de cette marrée humaine, qui va déferler intra muros dans un premier temps.De plus ce dispositif concourt à une bonne ambiance, vu qu’il garantit un chronométrage exempt de toute défaillance. De quoi éviter tout stress. Alors, au cœur de la cité et à proximité du Mandarous, l’épreuve débutera dans la sérénité par une traversée de la préfecture de l’Aveyron, avant d’emprunter une route pittoresque longeant la Vallée du Tarn.Puis, une fois les 5 premiers km accomplis et présentant un profil quasiment plat, les concurrents apercevront enfin le Viaduc émergeant des Falaises du Plateau de France.

Plus, ils s’en rapprocheront, plus ils découvriront l’aspect sculptural et titanesque de cet ouvrage au design futuriste crée par Lord Norman Foster, pape de l’architecture high-tech et conçu par l’ingénieur Michel Virlogeux, qui s’intègre d’une manière harmonieuse au sein de cet environnement aride.Une fois parvenus sous la Pile P2, chacun empruntera la piste de chantier Nord, située sous l’édifice. Si l‘ascension de cette dernière implique d’encaisser brusquement un dénivelé de 300 mètres, elle permet également d’admirer la construction dans son ensemble. Parvenus au sommet du plateau, ces conquérants abordent le Viaduc le plus haut du monde dans le sens Nord-Sud.

A partir de là commence leur chevauchée fantastique.De cet aller-retour long de 5 km, ils conserveront une multitude d’images et de sensations ancrées à jamais dans leur mémoire. A ce propos, afin de ramener un souvenir de ce périple, offrant à contempler de magnifiques panoramas, dont il importe de se délecter, plutôt que de garder river un oeuil sur le chrono, une pause photo s’impose.Surtout que l’on quitte avec regret cet espace unique, pour entamer via une belle piste la descente sur Millau, où l’arrivée sera jugée dans les allées du Parc de la Victoire au terme de plus de 23 km d’effort.

Ensuite, le directeur de course n’aura de cesse de répondre à cette questiondes aficionados: «Quand est prévue la 4e édition?»