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Course Eiffage du Viaduc de Millau : Sébastien Beltran sera au départ pour « un moment de plaisir »

Le demi-fondeur, à l’aise sur la piste (14’01’’79 sur 5 000 mètres) et sur la route (1h04’59’’ sur semi, 29’46’’ sur 10 km) a répondu positivement à l’invitation de l’organisation le 18 mai prochain.

Sans se fixer d’objectifs sinon celui de se faire plaisir, dans une saison ponctuée essentiellement par des objectifs sur le macadam, avec en filigrane des débuts sur marathon en fin d’année. «J’étais un peu surpris car je n’avais pas spécialement l’intention de me rendre à Millau. Mais l’organisation a pris contact avec moi. C’est une course qui est assez connue et je vais tenter l’aventure. Je trouve que c’est quelque chose à faire» souligne Sébastien Beltran, qui fera donc parti des 15000 coureurs au départ de cette troisième édition dimanche 18 mai. «La distance (23,7 km) me réussit bien. Il n’y a pas d’objectif particulier. Pour moi, c’est juste un moment de plaisir. Il y a des courses où l’on vise la performance. Là, je ne connais pas du tout la course. Je sais que des Kényans devraient être au départ. Le but sera de rester avec eux, mais je ne me formalise pas là-dessus. C’est vraiment une course pour le plaisir».

Une sorte d’interlude au cours d’une saison qui réussit bien à Sébastien Beltran. S’il a fait l’impasse sur les cross où il n’est pas forcément à l’aise, l’athlète coaché par Jean-Baptiste Congourdeau a égalé mi-mars son record personnel sur 10 km route (29’46’’) avant d’améliorer sa meilleure référence un mois plus tard sur semi (1h04’59’’), à Vitry-sur-Seine. «Je n’ai pas eu l’impression de faire quelque chose de différent au niveau de la préparation par rapport aux années précédentes, mais je me suis aperçu que j’étais en forme. Le 10 km à Aubergenville (29’46’’) m’a rassuré sur ma préparation hivernale. Sur le semi, le parcours n’était pas très roulant avec deux boucles avec à chaque fois une côte. Le groupe de Kényans est également parti dès le début. Je me suis donc retrouvé vite isolé. Je pense qu’avec un groupe de coureurs en 1h05’, 1h06’, il y aurait peut-être moyen de gagner quelques secondes » confie celui qui a pris la 4e place des France Elite à Charléty l’été dernier sur 5000 mètres.

«Moins de14’ sur 5000 m? C’est un rêve»

Le 5000 mètres, justement. Sébastien Beltran avait battu son record personnel en 2013, en remportant la convoitée deuxième série à Carquefou, en 14’01’’79. Mais en désaccord avec les dirigeants de son désormais précédent club, l’Avia Club Issy-les-Moulineaux, il n’a pas repris de licence. «C’est un peu le drame» sourit-il amèrement. «Je ne pourrais pas faire les championnats de France cet été. C’est toujours un objectif sympa et agréable, mais la route, ça me plaît beaucoup. En revanche, je devrais pouvoir courir à Carquefou. L’objectif est de faire une préparation sur 5000 m, même si je n’aurais pas l’opportunité d’en faire beaucoup. Je vais faire un peu de vitesse avant d’essayer ensuite de battre mon record sur 10 km route » glisse Sébastien Beltran, qui aurait pu courir en série 1 à Carquefou, préférant décliner la proposition pour s’aligner comme l’an passé en série 2.

«Ça fait trois fois que je fais la course. J’estime que je n’ai pas le niveau pour suivre en série 1. Ça part vraiment très fort devant, et ça explose. Si c’est pour se retrouver vite isolé, il n’y a plus le bénéfice d’une course groupée, comme en 2e série » analyse t-il avec clairvoyance.« Moins de 14 minutes? C’est un rêve. Mais il faut rester lucide. Et avec la préparation que j’aie, avec le boulot, la famille, je vois ça difficilement accessible».

Débuts sur marathon

A 32 ans, Sébastien Beltran envisage pour l’automne de monter sur marathon (les France à Metz, ou bien Toulouse), avec l’ambition de se qualifier pour les Jeux Mondiaux Militaires pour 2015 (à Mungyeong en Corée du Sud), lui qui travaille au service de relation et d’information des relations publiques de l’armée de terre. «Je pense que j’ai plus de chances de me qualifier sur marathon que sur 5000 ou 10000 m. Je partirai pour faire aux alentours de 2h18’ – 2h20’, qui serait ma limite haute. J’ai posé cinq semaines de vacances cet été. Je vais pouvoir aménager mes entraînements comme je l’entends. Je reprendrai le boulot mi-août. Jusqu’à fin septembre, il va falloir que je prenne sur moi, mais ça ne serait qu’un gros mois».

Avant de tenter l’aventure sur 42,195 km, un autre défi l’attend dans moins de 10 jours. Fort différent, mais tout aussi exaltant.