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Dopage : un simple avertissement pour Veronica Campbell-Brown

Comme on pouvait s’y attendre, la Jamaïque n’a pas lâché Veronica Campbell Brown. Dans cette affaire de dopage, la fédération a statué à minima lui infligeant un simple avertissement à la suite d’un contrôle positif ayant eu lieu en mai. La sprinteuse s’en sort bien et peut rechausser les pointes.

La Jamaïque et la Fédération Jamaïcaine d’athlétisme se sont couverts de honte dans l’affaire de dopage impliquant la sprinteuse Veronica Campbell-Brown, double championne olympique du 200 mètres.Déjà lors du jugement, ce fut l’artillerie lourde qui fut déclanchée. VCB se faisait représenter par l’avocat américain Howard Jacob spécialisé dans les affaires de dopage. Elle était également représentée par PJ Patterson, un vieux sage, ancien premier ministre et vieux routier de la politique locale. L’audience dura 4 jours et au soir du 6 septembre, le verdict devait tomber, laissant déjà supposer une sanction légère.

Il aura donc fallu un mois pour connaître enfin la décision de la commission statuant sur cette affaire très embarrassante car impliquant l’une des athlètes les plus emblématiques du sprint jamaïcain, la plus titrée de l’histoire de l’athlétisme local.Ainsi Veronica Campbell Brown n’écope que d’un simple avertissement de sa fédération.  Selon le quotidien The Gleaner qui est le premier a sorti cette information, la commission de discipline de la Fédération jamaïcaine (JAAA) a relevé qu’elle avait fait usage d’un produit diurétique, le Lasix, mais qu’elle n’avait pas voulu améliorer ses performances.Cette décision de la JAAA va être communiquée à la Fédération internationale avant d’être rendue public, a précisé le journal.

Précisons que pour le Lasix, un médicament qu’il est aisé d’acheter par internet au prix de 25 euros la boîte, une abondante littérature est disponible sur internet précisant sans ambiguïté les risques en cas de contrôles anti dopage. De nombreux publications précisent également son intérêt majeur pour favoriser l’élimination d’un produit interdit. On peut donc douter fortement de la bonne foi de l’athlète qui affiche plus de 10 ans au plus haut niveau mondial et rodée à toutes les procédures de surveillance et de prévention en cas de soins médicaux.

En «usage courant», le lasix est prescrit pour traiter des cas d’oedèmes, insuffisances cardiaques et problèmes au rein ainsi que pour maîtriser une pression artérielle trop élevée.

Texte et photos : Gilles Bertrand.