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Course Eiffage du Viaduc de Millau : Thomas Hugues : un pompier très médiatique dans le peloton

Thomas Hugues compte parmi les journalistes référents en France, par sa longue et prolixe carrière qui l’a amené sur diverses chaînes de télévision, TF1, LCI, i Télé, et actuellement France 5, où il présente « Médias » chaque dimanche, tout en chapeautant sa société de production, Story Box Presse.

Thomas Hugues sera présent pour participer à la Course Eiffage du Viaduc de Millau, en soutien à l’action de l’Oeuvre des Orphelins et Pupilles des Pompiers, comme il se mobilise pour cette action depuis plus de 10 ans. L’épreuve sera l’occasion d’un grand rassemblement des Pompiers de France, avec près de 800 participants de toute la France. Pourquoi s’engager auprès de l’œuvre des Orphelins et Pupilles des Pompiers? C’est bien sûr la première question qu’on se pose en apprenant que Thomas Hugues évoluera à Millau pour cette action caritative.

Thomas Hugues ne s’en étonne pas, et il rit en répondant:«Parce qu’on me l’a demandé!» Car non, il n’a aucun lien particulier avec des pompiers, c’est plutôt par le hasard que le journaliste a été happé par cette association. Et par un drôle de hasard qui doit justement beaucoup à la course à pied.A l’automne 2002, Thomas dispute Paris-Versailles. Il est un néo-runner, débutant depuis peu, et la «Grande Classique» s’impose évidemment à lui, habitant de Versailles. Dans la côte des Gardes, il rattrape un étonnant groupe de coureurs, 20 Pompiers traînant un gros dévidoir en bois, comme celui qu’ils utilisent dans leurs missions. En les doublant, il ne dissimule pas son admiration face à leur challenge.

Un pompier se détache alors du groupe, et lui lance : «Je vous reconnais. Je vous ai apporté le calendrier. Je sais où vous habitez à Versailles. Je voudrais venir vous voir. J’ai un service à vous demander.» Le service est très simple, il s’agit d’entrer en contact avec Joël Lainé, l’organisateur du marathon de Paris, pour lui présenter le projet de la participation au marathon d’une équipe formée de pupilles et de pompiers. Sur la lancée, des liens se nouent entre Thomas Hugues et Jérôme Guillaud, ce pompier qui l’a interpellé en pleine course, et le journaliste est sollicité pour devenir le Parrain de cette œuvre caritative, destinée à épauler financièrement et moralement les enfants des Pompiers morts en service.

Mais pour Thomas Hugues, la mission de Parrain n’est pas un simple gadget, et il donne véritablement de son temps. Pour mieux faire connaître cette association dédiée aux orphelins de Pompiers par diverses opérations médiatiques comme lors de son passage à «N’oubliez pas les paroles», «Qui veut gagner des millions?», «Slam», ou encore «Fort Boyart». Mais aussi par d’autres actions bien plus discrètes, mais très précieuses pour les jeunes pupilles. Ainsi retrouve-t-il chaque été des enfants de 7-8 ans ou bien des ados en camp de vacances pour une journée de sport et jeux. Et une fois par an pour la réunion des mamans, regroupant les veuves des pompiers.

Il est également l’animateur de la cérémonie des primes d’installation, où chacun reçoit l’année de ses 25 ans un petit pécule lui permettant d’entrer dans la vie active, et marquant aussi la fin du lien financier et moral, entre le pupille et l’ODP, et qu’il apprécie particulièrement: «C’est un moment très fort pour les pupilles.»Avec l’ODP, Thomas se lance aussi dans des défis plus fous, souvent orchestrés autour du sport et de la course à pied. A l’été 2010, c’était l’ascension du Mont Blanc, une cordée de 10 personnes, le mêlant avec les pupilles et pompiers: « C’est un grand souvenir. C’est le défi le plus élevé depuis 10 ans!»

A l’été 2012, le Mont Ventoux s’invitait pour une longue montée qu’il avalera en 3h 10, avec beaucoup de souffrance. Au printemps 2006, il faisait bien sûr partie des 1200 pompiers disputant le Marathon de Paris, avec l’ambition de réunir le plus grand nombre de participants pour une même cause humanitaire, et à la clef une entrée dans le Guiness des Records. C’est dans cette même lignée que s’inscrit l’opération bâtie par l’ODP pour la Course Eiffage du Viaduc de Millau de mai prochain. Et le nombre de pompiers inscrits approchera les 800!

Une nouvelle fois, c’est Jérôme Guillaud qui a sollicité Thomas Hugues pour cette épreuve, et le journaliste n’a pas hésité à répondre favorablement. Ce sera à nouveau un bon moyen de mettre en avant ces pupilles, tout en s’adonnant au sport qu’il préfère. Voilà plus d’une décade qu’il a enfourché des chaussures de running, pour les mêmes raisons que des milliers de coureurs: «Garder la forme. Garder la ligne. Car je suis très gourmand. Et pour le plaisir de la course à pied.»

Car il adore ce moment si particulier du footing, où le corps devient mécanique et l’esprit déambule: «J’aime ce moment-là. Les 10 premières minutes, ça grince. Après, on ne pense plus à son corps. L’esprit s’évade. C’est là qu’on a parfois l’idée du siècle. Plus tard, à froid, on réalise que ce n’est peut-être pas l’idée du siècle. Mais bon, on a été contentun moment !»Côté préparation, Thomas Hugues s’astreint à deux sorties hebdomadaires, environ 45 minutes le mardi, en compagnie de son cousin, coach de boxe et 1h à 1h 15 le week-end, tout seul.

Et en période de préparation compétition, il monte à 3-4 fois dans la semaine, qu’il bâtit de manière un peu erratique, avoue-t-il. Mais la méthode fonctionne, il a réussi à boucler en 3h 58 son deuxième marathon, celui de New York. Dans l’optique du rendez-vous du Viaduc, Thomas Hugues a intensifié son entraînement, et il prévoit quelques levers matinaux pour placer des sorties supplémentaires. Le journaliste est impatient de découvrir cet ouvrage qu’il n’a jamais traversé en voiture, et il confie: «Ce sera encore un beau souvenir à fabriquer!» Avec toujours en filigrane, ces orphelins qui l’émeuvent tant…