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Mary Cain, le retour à la maison

La jeune Américaine, très étonnante en 2013 et 2014 et qui fait partie du Nike Orgeon Project sous la houlette d’Alberto Salazar, retourne s’entraîner dans sa ville natale à Bronxville (état de New York).

Mary Cain avait crevé l’écran en 2013, où à 17 ans, elle était devenue la plus jeune athlète de l’histoire à prendre part à une finale mondiale, sur le 1 500 m à Moscou (10e). Une saison où elle avait aussi abaissé ses records personnels à 1’59’’51 sur 800 m et  4’04’’62 sur 1 500 m.

Durant ses années juniors, elle a amélioré six records américains de la catégorie (quatre indoor et deux outdoor), devenant ainsi la tête d’affiche féminine du demi-fond outre-Atlantique. Elle s’était aussi adjugée le record du Monde junior du 1 000 m (2’35’’80 ; échouant également à un dixième du record sur le mile, 4’24’’11), avant de s’imposer aux championnats nationaux indoor sur 1 500 m, mettant, à 18 ans, une claque à ses principales concurrentes (4’07’’05, sa première poursuivante, Treniere Moser, fut reléguée à près de trois secondes).

L’an passé, elle fut la première Américaine à glaner le titre mondial junior sur 3 000 m, chez elle à Eugene.

Athlète professionnelle depuis 2014 où elle a rejoint le Nike Oregon Project (tout en poursuivant ses études à son lycée de Bronxville), Mary Cain vient cependant de quitter l’Oregon pour sa ville natale de Bronxville (New York). Sans réelle explication.

D’après Alberto Salazar, le controversé coach du Nike Oregon Project, elle reste en contact avec lui et fait toujours partie du projet, même si elle n’a pas pris part au récent stage d’altitude à Utah, et ne figure pas dans les start-lists du Prefontaine Classic, qui se tient à Eugene ce week-end.

Part de mystère

Mary Cain, aujourd’hui 19 ans et en première année universitaire à Portland, réalise des performances très en retrait des années précédentes à l’aube de cette saison estivale. Elle affiche ainsi une meilleure marque de 4’15’’42 sur 1 500 m, à onze secondes de son record personnel.

Un chrono établit le 1er mai dernier, course à l’issue de laquelle Salazar a déclaré : « Je pense qu’elle sera en moins de 4’07’’ en juin »… Il y a deux semaines, le 14 mai, elle terminait pourtant 11e (sur 12) d’un 1 500 m à Los Angeles en 4’16’’68.

L’agent de la jeune athlète, Ricky Simms, a de son côté souligné à Newswire, en début de saison et avant que l’annonce de son retour à Broxville soit officialisée : « Mary fut malade pendant la saison indoor et à dû renoncer à quelques courses. Ce n’était rien de méchant,  mais c’est venu au mauvais moment. Elle s’entraîne dur pour les championnats nationaux et nous espérons qu’elle va retrouver son meilleur niveau bientôt (elle n’est pas blessée) ».

De son côté, la recordwomen américaine du 5 000 m (14’42’’64 en 2014 à Monaco), Molly Huddle, a souligné à Runner’s World que la baisse de régime de Mary Cain comportait « une part de mystère. Il y a beaucoup trop d’inconnus pour spéculer ».

Photo : Gilles Bertrand.