->
VO2
VO2 RUN - Le magazine de toutes les courses à pied !

Marathon Nice-Cannes – Les 12 000 coureurs surnagent

Cette 12e édition du Marathon Nice-Cannes a finalement été sauvée des eaux. En raison des mauvaises conditions météorologiques du début de matinée – risque d’orage violent – l’organisation avait pris la décision de reporter d’une demi-heure le départ de l’épreuve, traditionnellement prévu à 8h00, pour assurer la sécurité du parcours. Pascal THIRIOT, organisateur du Marathon des Alpes-Maritimes Nice-Cannes déclare : « Depuis 3h30 dimanche, nous étions en collaboration étroite avec les services des villes de Nice (Ville de départ), de Cannes (ville d’arrivée), de la préfecture et de Météo France. Nous avons étudié la meilleure solution pour faire partir la course et attendre – suivant les prévisions météorologiques – la meilleure fenêtre de tir pour nous permettre de donner le départ à 8h30 dans les meilleures conditions. La solution la plus facile sur le papier aurait été l’annulation mais comment gérer 10 000 coureurs sur la ligne de départ dont la moitié aurait tout de même décidé de courir dans l’insécurité la plus totale. Nous voyons que cela a été la bonne solution avec une arrivéeensoleillée sur Cannes … Comment aurions-nous pu faire différemment ? De plus, même si le département était passé en alerte orange, l’alerte était sur les collines, et non pas le littoral. »

C’est donc à 8h33 précises que le coup de départ de cette 12e édition du Marathon des Alpes-Maritimes Nice-Cannes, alors que de noirs nuages s’amoncelaient sur la ligne de départ. Un orage éclatait en effet dès le départ, et allait accompagner le peloton durant la première demie-heur de course. Malgré un impressionnant rideau d’eau, la joie et l’excitation se lisaient sur le visage de chacun, sur la ligne de départ. La pluie n’aura pas fait renoncer pour autant les spectateurs venus nombreux soutenir tout au long du parcours, dans l’effort, les concurrents des quatre épreuves : Marathon en individuel, Marathon Relais à 2, Marathon Relais à la carte sans oublier la nouvelle distance du 20 km dont les concurrent bénéficiaient du départ commun à Nice pour terminer leur course à Villeneuve-Loubet.

Cette année encore, à l’image des éditions précédentes, il fallait compter sur le rythme effréné de la tête de course menée par l’Afrique. Tout au long de ces 42, 95 km, c’est le Kenyan Robert CHEMOSIN qui a emmené les deux Ethiopiens, Alemu GEMCHU et Habtamu ARGA, laissant travailler le Kenyan, qui donnait la meilleure impression. Au 40e km, l’écart se creusait et le rythme de course était sous la barre des 2h10’/2h11’ avec CHEMOSIN toujours en tête. Mais c’est la tactique de course de l’éthiopien Alemu GEMCHU qui allait s’avérer payante puisque c’est dans un sprint final qu’il va voler la victoire à CHEMOSIN, en 2h10’57’’. CHEMOSIN prend, quant à lui, la seconde place en 2h11’07’’, suivi de l’Ethiopien Habtamu ARGA qui clôture le podium en 2h11’26’’. Le record de l’an passé établi par l’Ethiopien Abrha MILAW en 2h07’25’’ reste donc inviolé. Emmanuel MUTAI, 6e performeur mondial, est apparu en petite forme, en prenant seulement la 6e place du classement en 2h23’54’’.

Chez les femmes, c’est sans suspense que l’Ethiopienne LEMA Alémito monte sur la première marche du podium en 2h37’44’’, loin devant la seconde féminine et première française Adriana Maria GRIGORAS DI GUISTO en 3h02’35’’ et de sa compatriote Caroline VANDESCHRICK en 3h07’42’’.