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Marathon de Paris : Ruben Iindongo vise la qualification aux Mondiaux

30e du marathon des championnats d’Europe l’été dernier à Zurich, le champion de France 2013 du marathon Ruben Iindongo, coaché par Jean de Latour, explique son objectif pour le marathon de Paris, dimanche 12 avril.

Quelles vont être vos ambitions ?

Je vais partir pour faire 2h12’. L’objectif est de passer en 1h05’30’’ au premier semi, et ensuite tout donner au deuxième. Si je peux faire 1h06’30’’ au second…L’objectif est de faire moins de 2h12’ pour me qualifier pour les Mondiaux (22-30 août à Pékin ; son record : 2h12’38’’ à Dublin en 2009).

Comme beaucoup, vous étiez très entamé à l’issue du marathon des championnats d’Europe à Zurich (30e en 2h20’39’’ ; il s’était qualifié par le biais de la coupe d’Europe). Comment avez-vous récupéré ?

J’ai eu du mal à récupérer. J’avais le genou en vrac, à cause de la descente (le parcours comportait une longue descente pentue à emprunter à quatre reprises, ndlr). J’ai vraiment repris les entraînements au mois de novembre. J’avais fait un semi à Bolbec en septembre (1h08’38’’), mais ça n’allait pas. On a ensuite trouvé mon problème : j’avais un syndrome rotulien. J’ai donc fait beaucoup d’étirements et de renforcement musculaire.

Vous êtes revenu à votre meilleur niveau ces dernières semaines (29’25’’ à la Prom’Classic à Nice sur 10 km ; 1h04’07’’ au semi de Paris ; il n’avait pas été aussi performant sur cette distance depuis son record, 1h03’20’’, en 2010). C’était plus compliqué ces dernières années ?

Oui, surtout au niveau du travail (à la légion étrangère à Aubagne). On n’a pas trop le temps de s’entraîner. J’ai voulu m’entraîner plus dur, mais en même temps on avait beaucoup de travail. Pour  Nice, je m’entraînais sans trop de pression. En fait, je m’adaptais par rapport au travail. Par exemple, avant quand j’avais un service, je me réveillais tôt le matin pour aller à l’entraînement, et j’enchaînais ensuite après le service. Je pense que je ne récupérais pas assez.

Là, je suis en permission depuis le stage au Japon. Je vais repartir au travail après le marathon de Paris. Ce sont de bonnes conditions, sinon c’est compliqué d’y arriver. Surtout sur marathon : ce n’est pas comme sur 10 km ou semi où ça passe. Si tu prends une ou deux gardes avant le marathon, tu peux mettre toute la préparation en l’air.

J’ai aussi ajouté de la musculation et du renforcement musculaire depuis ma blessure.

Comment s’est passée votre préparation, avec notamment les stages collectifs marathon au Kenya (février) puis au Japon (mars) ?

Oui, j’ai été beaucoup en altitude. 21 jours au Kenya : c’était un très bon stage, on a passé de bons moments.  Puis il y a eu les 15 jours au Japon. Ça va bien ; j’ai juste eu un petit truc à l’ischio au Japon mais je me suis arrêté deux trois jours et la douleur est passée.

Justement, vous avez bien récupéré du stage au Japon, car leur entraînement est assez impressionnant (lire ici) ?

Oui, je pense avoir récupéré. J’ai tout fait à part les deux-trois derniers jours où j’ai commencé à avoir mal à l’ischio. Il ne fallait pas que je prenne de risques pour le marathon. Et au retour, j’ai réduit les entraînements.

Photo de une : Ruben Iindongo lors de la Prom’Classic à Nice (Photo Yves-Marie Quemener).