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Le bel élan d’Aurore Guérin

Après une belle saison 2014, marquée notamment par une 8e place aux championnats de France de cross en mars au Pontet, suivis de pléthores de records personnels battus (16’19’’71 sur 5 000 mètres ou encore 34’51’’ récemment à Tout Rennes Court), Aurore Guérin a revêtu pour la première fois le maillot tricolore aux championnats d’Europe de cross à Samokov en Bulgarie. L’aide soignante de 24 ans a de surcroît réalisé une solide course (27e et 3ème Française, alors que les Bleues se sont classées 4e par équipes). Interview.

On vous imagine satisfaite de cette 27e place pour votre première sélection ?

Oui, mon objectif était de faire entre 25 et 30. On s’est dit ça avec Loïc (Letellier, son coach). J’ai rempli le contrat. Je me suis presque sentie bien tout le temps hormis le dernier tour qui était un peu plus dur. C’était un parcours de cross et c’était parfait pour moi, car il fallait être puissante. J’ai eu beaucoup de conseils de la part de l’équipe et de l’entourage. J’étais préparée et j’avais tous les ingrédients en main pour faire une bonne course.

Dès le départ, les filles m’avaient dit que ça allait partir vite et que ça ne relâche jamais. J’étais prête dans ma tête à ne pas relâcher. Je me suis retrouvée rapidement avec Laurane (Picoche, 26e au final). Dès qu’il y avait une petite difficulté, j’arrivais à repasser devant. On s’est entraidées comme ça toute la course.

Il y avait quand même une petite déception car on a loupé la médaille par équipes d’un point. C’est un peu rageant mais c’est la course.

Ces Europe de cross constituaient-ils l’objectif de ce début de saison ?

L’an dernier, en janvier, l’équipe de France était pour moi inatteignable. Au mois d’août, on s’est fixés avec Loïc comme objectif la qualification pour les Europe. Plus ça se rapprochait, plus je faisais de bonnes perfs et c’est devenu réalité.

A Gujan-Mestras lors des sélections, je n’ai pas toujours été dans les quatre premières (qui étaient directement qualifiées). Ça a juste commencé à se décanter dans le dernier tour. Et j’ai tout donné, j’ai serré les dents (sourire). Je voulais absolument participer aux Europe et ne pas avoir de regrets. Je suis allée jusqu’au bout de la ligne et il n’y avait ensuite plus personne (rires).

« L’objectif est de se confronter aux meilleures pour progresser »

Vous poursuivez sur votre lancée, après la 8e place aux France de cross et une saison estivale réussie.

J’avais dit après les France de cross que l’objectif était de battre mes records. Ça s’est fait (4’27’’92 sur 1 500 m, 9’43’’32 sur 3 000 m, 16’19’’71 sur 5 000 m, 34’51’’ sur 10 km route le 12 octobre dernier, ndlr). C’était en adéquation et dans la continuité par rapport à ce que j’avais fait l’hiver. A l’entraînement, pour moi rien n’a changé. Peut-être que Loïc fait des trucs mais je ne m’en aperçois pas. C’est progressif. Je fais juste plus de kilomètres depuis le début de l’année.

A chaque fois que je fais une compète, j’ai l’impression de franchir un palier. C’est encourageant et ça me motive pour faire d’autres courses et d’autres perfs. Je commencerai l’année 2015 par le cross Ouest-France au Mans (18 janvier). Oui, tout à fait, l’objectif est de toujours se confronter aux meilleures pour progresser.

Quels sont vos ambitions à court et moyen terme ?

Pour les championnats en cross, l’objectif va être de se rapprocher du top 5 aux France. Après, je sais que ça va être difficile mais qui ne tente rien n’a rien. Sinon, je ne me projette pas trop loin, et je prends saison après saison. Ce qui est sûr, c’est que je ferai toujours les cross. C’est mon truc fétiche. Après, Loïc me parle un peu de semi ou de marathon dans les années à venir. Moi, pour l’instant c’est non (sourire). Mais ça peut changer.