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La Templière : Séverine Hamel bien sûr.

Déjà en 2012 la crosswoman et pistarde Séverine Hamel avait tenté la Templière avec un bonus gagnant. En 2013 elle récidive.

Avec une référence du 3ème meilleur temps sur 1500 en l’an 2000 et un palmarès très étoffé sur cross, la Mancelle Séverine Hamel n’a rien d’une traileuse. Elle avoue même avec beaucoup d’humour son inadaptation pour ce type de terrain: «Dans les descentes je m’accroche aux branches, je freine des quatre fers, en un mot je ne suis pas à ma place. Et pourtant je suis revenue aux Templiers, il faut croire que j’aime me faire peur.»

Avec ce handicap, pas de choix stratégique difficile. Mais du simple, rien que du simple. « Avec les premiers kilomètres sur le bitume, je suis parti a fond en me disant que c’était sur ce type de terrain que j’avais la chance de faire le trou. Après Il me fallait gérer.» Et quand on s’étonne de cette propension à ne pas calculer, elle répond:«En cross comme sur piste, la plupart du temps tu ne calcule pas, tu pars au maximum et il faut tenir. Du coup chez moi c’est comme une seconde nature.Sur ce type de course j’ai encore du mal à courir à l’économie.»

De fait elle aura pris le large dés les premiers hectomètres. La grenobloise Marie Paturel, seconde, plutôt spécialiste de course en montagne, l’atteste:«Séverine est vraiment parti vite. Je me suis accrochée tant que je l’avais en point de mire. Puis après quand nous avons abordé les single tracks où je ne la voyais plus, j’ai plutôt regardé derrière moi pour conserver cette seconde place.» Dit-elle dans un sourire.

Devant Séverine Hamel malgré son appréhension des descentes, n’aura pas faibli. Comme si elle jouait là sa saison. Alors elle confie:«J’aime les challenges. Et là s’en était un car j’ai fait une grosse semaine pour préparer un semi, sans doute à Boulogne (où elle escompte 1 h 16 alors que son meilleur temps est de 1 h 18 en 2012). De la même façon que j’ai voulu participer aux Gendarmes et aux voleurs sur le 32 kilomètres. Certes je ne gagne pas, je fais deuxième, mais j’ai adoré. Parce que c’était pour moi une expérience inhabituelle. Ce n’est pas comme le 1500 d’où je viens car là tu sens monter la douleur et non seulement il faut essayer de la gérer mais aussi de l’accepter.»

Alors on évoque une possible tentation de s’engager vraiment sur plus long et la réponse fuse instantanément: «Ce qui est sûr c’est ce que je ne monterai jamais sur marathon. Mais si j’opte pour le long ce sera sur trail.» Quant à la distance? Elle poursuit:«Si c’est ici ce sera sur le Marathon des Causses, mais ce n’est pas pour tout de suite. D’ici là j’ai d’autres objectifs et notamment après le semi, les cross et des dix kilomètres.»