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Hassan Chahdi : un podium sur 10 km route, l’été sur la piste et l’avenir sur marathon ?

Après avoir abandonné aux championnats de France de cross au Pontet le mois dernier, Hassan Chahdi a pris la troisième place des championnats de France sur 10 km, le week-end dernier à Valenciennes (29’16’’). Le voici ainsi lancé avec confiance vers la saison estivale. Avant de poursuivre sur la route et d’envisager un avenir à moyen terme sur marathon ? Ce n’est pas exclu.

Après trois saisons hivernales probantes suivis de trois été blancs (2011, 2012 et 2013), c’est peut-être (enfin) la bonne année pour Hassan Chahdi, auteur d’un championnat de France de 10 km convaincant (3e en 29’16 »). « Je suis très satisfait. Je me suis décidé au dernier moment mais je savais que j’étais en bonne forme. J’aurais bien aimé suivre (El Hassane) Ben Lkhainouch et (Abdellatif) Meftah. C’est parti vite. Je suis resté un peu en retrait puis au bout de 3 km, je suis revenu sur la tête de course. J’ai suivi la première accélération de Meftah. Mais j’étais un peu en retrait sur la 2e accélération, peu avant le 5e km et ils sont partis tous les deux. J’étais dans le 2e groupe, et je termine assez bien sur les trois derniers kilomètres. J’ai pris cette course comme du travail. C’était mieux d’avoir fait ce 10 bornes qu’une séance tout seul au seuil » raconte l’athlète coaché par Jean-Claude Vollmer depuis cette année à l’INSEP, et dont l’objectif était également «  de se mettre en confiance pour le reste de la saison », lui qui avait abandonné aux France de cross le 2 mars dernier.

« Je veux voir ce que je vaux sur 10 000 m »

« Je n’étais pas en super forme. J’ai perdu ma grand-mère quelques jours avant et j’ai dû faire l’aller retour au Maroc. Je suis revenu le jour de la course et j’étais un peu naze » explique Hassan, qui a coupé une semaine après les France « pour bien régénérer ».  La reprise s’est ensuite effectuée à Iten au Kenya pour un stage de 23 jours – son sixième. « Je suis parti avec Julien Calandreau. J’ai repris avec des footings et des fartleks les deux premières semaines. J’étais tout seul. Et la dernière semaine, j’ai fait plus d’entraînements qualitatifs » signale celui qui a partagé quelques séances avec Taoufik Makhloufi (champion olympique plutôt inattendu du 1 500 m aux JO de Londres). « J’ai regardé un peu ce qu’on avait en commun. Il y avait pas mal de choses et j’ai pu faire quelques séances avec lui. J’ai également fait un footing avec Mo Farah. C’était sympa, il y avait pas mal de grands athlètes là-bas. Ils sont assez ouverts et j’ai beaucoup appris » poursuit le vice-champion d’Europe de cross 2012 (et 5e en décembre dernier à Belgrade), qui est revenu une douzaine de jours avant les France à Valenciennes. « Je rentre bien du Kenya. Je ne sens pas trop de coup de fatigue. J’aime bien m’entraîner là-bas et ça m’a toujours réussi ».

A l’INSEP, « il y a tout pour faire du marathon »

L’athlète de l’Ea Centre Isère va enchaîner avec les championnats de France de 10 000 mètres, le 30 avril prochain à Saint-Maur-des-Fossés. Avec dans un coin de l’esprit les 28’30’’00 qualificatifs pour les championnats d’Europe de Zurich ? « C’est un peu dans la même optique que le 10 km sur route. Pour les minima, pourquoi pas un peu plus tard dans la saison sur un autre 10 000. Je veux voir ce que je vaux sur 10 000 m. J’axerai ensuite plus sur 3 000 et 5 000 m (minima pour Zurich : 13’26’’00). Pour le programme des compétitions, je ne suis pas encore sûr, donc je ne préfère rien dire » sourit le 23e des Mondiaux de cross 2011, dont l’avenir pourrait s’écrire sur la route, et le projet marathon ( Jean-François Pontier expliquait que « son profil était intéressant »).

« Si je fais le boulot, il n’y a pas de raison que ça marche pas »

« Voir le marathon de Paris, ça m’a donné envie de le faire. Je pense que je ne serais pas trop mauvais sur marathon. Mais il faut le faire progressivement. Ça demande beaucoup de travail et de rigueur. En plus, à l’INSEP, il y a tout pour faire du marathon, avec le bois de Vincennes etc… Et il y a tout pour la récupération. Oui, c’est une distance qui m’attire. J’aime bien les efforts longs » assure Hassan Chahdi, qui devrait s’aligner dans un premier temps sur semi-marathon en fin d’année. Mais avant de songer au macadam, il y a donc cette saison estivale sur le tartan. Et l’étudiant en ergothérapie à l’ADHERE aura l’esprit tranquille. « J’ai de la chance que la directrice aménage mes études. J’ai mes examens à la fin du mois et je suis donc libre à partir de fin avril. Ça sera mieux que les autres années de ce côté-là. Oui je suis confiant. Après il faut rester concentré et bien travailler. Si je fais le boulot, il n’y a pas de raison que ça marche pas ».