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Dopage – Rita Jeptoo contrôlée positive à l’EPO

Victorieuse du marathon de Boston en avril dernier (comme en 2006 et 2013), Rita Jeptoo a été contrôlée positive à l’EPO, à la suite d’un contrôle inopiné au Kenya. L’échantillon B n’a pas été encore analysé. Elle devait également empocher les 500 000 euros récompensant le vainqueur du WMM (World Marathon Majors), mais la cérémonie, prévue dimanche à l’issue du marathon de New York –dernière levée du WMM- a été ajournée.

L’information a d’abord été publiée par le site spécialisé RunBlogRun. Le journaliste Larry Eder indiquait que Rita Jeptoo avait été contrôlée positive à la fin septembre lors d’un contrôle inopiné urinaire effectué au Kenya. La substance n’était pas indiquée et le journaliste précisait que l’échantillon B n’avait pas encore été analysé.

Quelques heures plus tard, le World Marathon Majors –qui regroupent les six plus gros marathons planétaires avec Tokyo, Londres, Boston, Berlin, Chicago et New York-, se fendait d’un communiqué, l’entité exprimant sa « déception » en apprenant que « l’échantillon A de Rita Jeptoo ait apparemment été positif ».

Rappelant son « combat contre le dopage », le WMM a décidé d’ajourner la cérémonie des récompenses désignant les vainqueurs homme et femme 2013-2014 du WMM. Car c’est Rita Jeptoo, fort de ses quatre victoires sur la période (Boston 2013, Chicago 2013 : en 2h19’57’’, son record personnel-, Boston 2014 : en 2h18’57’’ mais parcours trop favorable et non homologué comme un record, ainsi que Chicago au début du mois) qui était assurée avant même la dernière étape à New York de s’octroyer la première place du classement…et les 500 000 dollars de récompense.

En début de soirée, l’AFP est venue corroborer ces informations, apportant quelques précisions. Rita Jeptoo a été contrôlée positive à l’EPO comme l’a indiqué à l’agence le vice-président de la fédération kényane d’athlétisme, Jackson Tuwei. « Après avoir reçu la lettre de l’IAAF (la fédération internationale, ndlr), nous avons rencontré Rita Jeptoo à Nairobi. Elle a nié avoir pris des produits. Nous ne pouvons pas la condamner. Elle a le droit de contester et demande l’analyse de l’échantillon B » a-t-il expliqué.