->
VO2
VO2 RUN - Le magazine de toutes les courses à pied !

Coup dur pour Christelle Daunay

On ne verra pas la championne d’Europe du marathon sur le macadam parisien et londonien ce printemps. Christelle Daunay s’est en effet fissurée le tendon d’Achille sur plusieurs centimètres et doit observer du repos.

Le bruit bruissait depuis quelques jours maintenant. Lors du cross Ouest-France dimanche 18 janvier, Christelle Daunay terminait 6e « en boitant sérieusement » écrit-elle sur sa page Facebook, après avoir ressenti une douleur au mollet dans l’ultime kilomètre.  Simple contracture ? La championne d’Europe du marathon devait s’envoler le lendemain au Portugal avec le collectif tricolore hors stade.

Mais elle avait finalement confirmé qu’elle restait à Paris, afin de passer des examens et faire les soins nécessaires, sans indiquer la nature exacte de sa blessure.

C’est sur sa page facebook que Christelle Daunay a communiqué lundi soir : « Courir est un verbe que je vais enlever de mon vocabulaire pendant quelques semaines. En effet, la gêne qui m’a fait terminer le cross Ouest-France en boitant sérieusement n’est pas une simple contracture mais une fissure du tendon d’Achille sur plusieurs centimètres ».

Elle ne s’alignera donc pas au semi-marathon de Paris le 8 mars prochain, qui constituait une étape sur la route du marathon de Londres, où elle devait s’aligner le 26 avril avec l’ambition d’améliorer son propre record de France (2h24’22 » en 2010). « Je me faisais une joie intense de recourir à Paris c’est une énorme déception. Quand à celle pour mon forfait pour le marathon de Londres elle est immense ».

A 40 ans, c’est un coup dur pour l’équipe de France, le collectif hors stade (de par la médiatisation engendrée par ses performances et l’élan suscité), et, surtout et bien évidemment, pour Christelle Daunay. D’aucuns pourraient penser à sa fin de carrière. C’est mal connaître la détermination de la 7e des championnats de Monde de semi-marathon en avril dernier (meilleur résultat français à ce niveau depuis 1996).

« Je ne lâche pas pour autant l’affaire… »

En 2012, la sociétaire du Sco Sainte Marguerite Marseille avait dû déclarer forfait deux semaines avant le marathon des Jeux Olympiques de Londres en raison d’une fracture de fatigue à un pied. Elle avait songé à stopper sa carrière, avant de repartir, de renouer avec le marathon à New York en novembre 2013 où elle avait frayé avec  les meilleures (4e en 2h28’14’’), neuf mois avant de devenir championne d’Europe à Zurich. « Je ne lâche pas pour autant l’affaire… » conclut-elle sur sa page facebook.

Après sa performance new yorkaise en 2013, elle disait ceci (à lire dans le VO2 de décembre 2013 – janvier 2014) : « Mentalement, je suis assez bagarreuse, compétitrice. J’aime le marathon et j’adore la course à pied. Et j’ai dit que tant que je prendrai du plaisir, je continuerai. C’est important pour moi. La blessure (la fracture de fatigue) était là et ça ne servait à rien de se morfondre. Il faut essayer de positiver et de repartir de plus belle. C’est comme ça qu’on réussit dans la vie aussi ».

Les Jeux de Rio approchent à grands pas. Mais quelque chose nous dit que nonobstant ce (sérieux) contretemps, l’histoire de Christelle Daunay sur marathon devrait comporter encore d’autres chapitres….

 

KAYL0146

Christelle Daunay a ressenti une première douleur au cross du Ouest-France (Photo Yves-Marie Quemener)