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Championnats de France de semi-marathon : les forces en présence

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Poste Le 23 octobre 2014 par adminVO2

Après Belfort en 2013, les championnats de France de semi-marathon se déroulent à Saint-Denis, dans le cadre de la 22e édition de la manifestation de la Voie Royale, où trois distances sont proposées aux coureurs (5, 10 km et donc semi-marathon). Présentation des forces en présence.

La densité sur les championnats nationaux hors stade est à géométrie variable, selon les années et les distances. Les raisons sont nombreuses : objectifs personnels de chaque athlète, incompatibilité des calendriers –difficile de s’aligner aux championnats d’Europe de Zurich sur marathon puis aux championnats de France de la discipline moins de deux mois plus tard-, baisse globale du niveau, difficulté voire impossibilité pour certains athlètes à conjuguer études/travail et sport de haut niveau, sans oublier une myriade de courses qui de facto diminue l’intérêt pour ces championnats. Ainsi, en ce week-end de France de semi-marathon, Toulouse, Strasbourg ou encore Rennes organisent leur marathon. Sans oublier les 10 km de Cholet, qui se court en moins de 30’, et bien entendu la classique Marseille-Cassis…Ils sont pourtant près de 1 000 à s’être qualifié(e)s –et à avoir choisi, surtout- de disputer ces France de semi-marathon.

Côté féminin, troisième en 2013, Patricia Laubertie affiche la meilleure référence des engagées (chrono effectué en 2013 ou cette année), avec ses 1h18’05’’ réalisés l’an passé à Belfort, justement, où elle avait pris la 3e place derrière Aline Camboulives et Angelina Gours (son record : 1h15’33’’ à Tulle en 2010). En difficulté ces derniers mois en raison de l’impossibilité de s’entraîner correctement  avec ses études, Patricia Laubertie revient petit à petit, en attestent ses 34’32’’ sur 10 km à Rennes le 12 octobre dernier. « L’objectif sera la place. Pour le chrono, on verra un petit plus tard dans la saison » glisse la championne de France 2012 du 10 km (à suivre sur le site, un article sur son double projet, ses prochains objectifs etc…).

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La course promet d’être très serrée, puisqu’elles sont plusieurs à avoir couru récemment autour des 1h18’ : Bénédicte Robin, 6e en 2013 et médaillée de bronze en 2012 (1h18’27’’ à Paris cette année ; record à 1h15’48’’ en 2003) ; Elodie Navarro, tout juste championne de France de marathon à Metz (1h18’28’’ à Lille début septembre ; record à 1h17’11’’ en 2011) ; Marion Joly-Testault, victorieuse chez les espoirs en 2013 et passée senior depuis (1h18’51’’ à Lille et record à 1h18’50’’ l’an passé au match international jeunes à Crémone) ainsi que Karine Pasquier(1h19’25’’ à Auray-Vannes fin septembre afin de se qualifier pour ces France; record à 1h13’43’’ en 2010) qui revient au premier plan après une grossesse –elle vient de courir en 34’21’’ aux 10 km de Pont-Labbe. A suivre également la Tunisienne licenciée au Stade Sottevillais 76 Amira Ben Amor (1h19’34’’ cette année et 1h17’51’’ en 2013).

James Theuri grand favori, ouvert pour le podium

Côté masculin, Abdellatif Meftah ne défendra pas son titre. Même si rien n’est acquis à l’avance,James Theuri fait figure de grand favori. Troisième l’an dernier derrière Meftah et Ruben Iidongo, le sociétaire de la Sco Ste Marguerite Marseille vient de terminer 9e de Paris-Versailles fin septembre (49’08’’) et fut plus en retrait lors des 20 km de Paris (17e en 1h02’29’’), avant de s’imposer le week-end passé aux 10 km de Montluçon (29’38’’). Il a claqué en mars dernier 1h02’11’’ lors des Mondiaux de la distance à Copenhague (Danemark).

A l’instar de l’épreuve féminine, la course pour le podium s’annonce disputée et indécise, entre  Mounir Hsain, 1h04’56’’ à Nice en avril 2013, Yannick Dupouy, qui revient d’une opération au tendon d’Achille (3e des France à Nancy en 2012 en 1h05’57’’ ; record à 1h05’09’’ en 2011),Anouar Assila, 6e en 2013, voire Stéphane Lefrand, en retrait ces derniers mois en raison d’un changement d’environnement professionnel, Antoine Dubreucq (1h06’36’’ cette année),Mathieu Brulet (29’48’’ sur 10 km ; 1h07’48’’ sur semi) ainsi que Mounir Hsain et Julien Masciotra, premier et deuxième au début du mois à la Run in Lyon. Sans oublier l’espoir Julien Samson (1h08’30’’) et Benjamin Choquert.

Sélectionné pour la coupe d’Europe du 10 000 mètres –dans la foulée de ses 29’17’’45 réalisés aux France– en juin dernier, il avait dû déclarer forfait après s’être blessé la semaine précédente aux Mondiaux de duathlon (fracture de fatigue). Le sociétaire de l’Asptt Nancy est désormais revenu à la compétition, terminant notamment deuxième de la 5e et dernière étape des Grand Prix de duathlon le 28 septembre à Chartres.

Changement d’heure !

A noter que le Burundais Abraham Niyonkuru, qui vient de se licencier à l’Endurance 72, devrait figurer aux avant-postes mais ne « comptera » pas pour le championnat de France individuel. A ce propos, et comme à l’accoutumée, il devrait y avoir deux courses dans la course –entre l’épreuve open et les France-, si l’on se fie aux résultats du semi de la voie royale en 2013, puisque la victoire s’était jouée en 1h03’ (six coureurs en 1h04’33’’ et moins).

Enfin, attention aux faux départs, car il y a changement d’heure ce week-end ! Ainsi, dimanche 26 à trois heures du matin, il sera en fait 2 heures (soit une heure de sommeil de plus).

Programme, dimanche 26 octobre :

9h30 : 5 km open.

10h : 10 km open.

11h00 : championnats de France de semi-marathon toutes catégories (espoirs, seniors et vétérans hommes et femmes) et course open.

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