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42e édition de St-Pol Morlaix : un « bon cru » et la dernière levée du challenge Bretagne sur 10 km

Environ 7 500 coureurs sont inscrits sur l’une des deux épreuves au programme (10 km et semi-marathon) à l’occasion de la 42e édition de la grande classique Saint-Pol Morlaix (Finistère) qui a lieu ce dimanche 2 novembre. François Le Disses, président de l’organisation depuis 2001 explique ce succès, et évoque également la création depuis maintenant trois ans du Challenge breton, qui dynamise les 10 km en Bretagne et récompense les meilleurs coureurs régionaux.

Voilà désormais 42 ans que « la » St-Pol Morlaix scande le calendrier automnal hors stade. Une semi-marathon qui relie Saint-Pol-de Léon à Morlaix, auquel a été adjoint il y a tout juste trente ans un 10 km ultra rapide (qui part de Taulé pour rejoindre Morlaix).

Cette classique a récemment été le support de l’organisation de trois championnats de France (2006 pour le 10 km ; 2002 et 2010 pour le semi-marathon). En 2006, ils furent un peu plus de 9 300 coureurs à être classés sur ces deux distances proposées, un record. Cette année, 4 600 coureurs sont inscrits sur le 10 km –pas loin de 1 000 de plus qu’en 2013- et 2 800 sur le semi (dans les mêmes eaux qu’en 2013). « Il y aura aussi 300 jeunes sur les courses classantes, chez les benjamins-minimes. C’est un très bon cru » résume François Le Disses, ancien officier de l’armée de terre aujourd’hui retraité et président de l’organisation depuis 2001.

« Le 10 km est la course à la mode. C’est relativement facile et ça ne nécessite pas une grosse préparation. Il faut aussi reconnaître que notre 10 km est roulant et particulièrement favorable aux coureurs. Tellement favorable qu’il peut s’assimiler à un toboggan géant, témoin ces France 2006 où…50 coureurs avaient couru en deçà des 30′ (les résultats ici) ! A la différence du semi-marathon, les records sur ce 10 km ne peuvent d’ailleurs être homologués.

« Grand-messe du running »

Toujours est-il qu’il n’y a pas besoin d’innovations particulières pour attirer les coureurs sur l’une des courses sur route les plus anciennes de l’Hexagone. « C’est une grande classique française. Même si de temps en temps, les coureurs vont voir le collègue concurrent, ils y reviennent car c’est la grand-messe du running, avec des milliers de spectateurs sur le bord de la route. Quand je vois le championnat de France de semi-marathon le week-end dernier (à Saint-Denis près de Paris, ndlr), il n’y a pas un spectateur sur le bord de la route. J’ai envie de leur dire : “Venez chez-nous“ ».

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Loïc Letellier (doss 315), futur champion de France de semi-marathon en 2010 (Photo Yves-Marie Quemener)

Justement, François Le Disses, lui-même ancien coureur (3’46’’7 sur 1 500 m) envisage t-il de candidater afin d’organiser de nouveau un championnat de France ? « Dans l’immédiat, ce n’est pas à l’ordre du jour, car c’est un budget. Et puis, 700 à 800 coureurs de plus, ça m’apporterait quoi ? Rien. Place aux collègues ! » souligne le président de l’organisation, au budget de 350 000 euros, dont quasiment la moitié provient des partenaires privés, preuve de l’assise et de la renommée de l’épreuve.

Challenge breton

Depuis trois ans, François Le Disses (également président de la commission régionale des courses hors stade en Bretagne) et ses « collègues » ont mis en place « le challenge Bretagne 10 km », symbolisant la vitalité de la course hors stade dans la région.

« C’est une idée qui avait germé depuis sept, huit ans mais qui n’avait pas aboutie. La Bretagne est composé de quatre départements et on a imaginé le plus grand 10 km par département ». Ainsi, ce challenge breton réunit les 10 km d’Auray-Vannes (Côtes d’Armor), de Tout Rennes Court (Ille-et-Vilaine), la corrida de Langueux (Morbihan) et donc Taulé-Morlaix (Finistère). « Le conseil général nous a alloué 25 000 euros, complétés par environ 5 à 6 000 euros apportés par les organisateurs concernés. Pour pouvoir être classé, il faut être un coureur licencié en Bretagne et il faut participer aux quatre courses. On additionne les temps des quatre épreuves pour déterminer le classement. La grille des primes est égale pour les hommes et les femmes (1 000 euros aux premiers, puis 900, 800 etc… jusqu’aux 10e). En sachant que l’on a aussi voulu récompenser le coureur populaire breton qui a fait les quatre épreuves, par tirage au sort »explique François Le Disses.

« Cela a permis de récréer une dynamique pour les coureurs licenciés en Bretagne » assure ce dernier, chiffres à l’appui. « En moyenne sur les quatre 10 km, le peloton a augmenté de 16%. Avec 4 000 inscrits, nous (Taulé-Morlaix, ndlr) n’avons pas pris 16%. Par contre, Auray-Vannes, qui était à moins de 1 000 coureurs, a grossi de 22-23% ».

Pratique :

Benjamins (3km) : départ à 13h00.

Le mini marathon (2km) : départ à 13h15.

Minimes (5km) : départ à 13h20.

10 km Taulé Morlaix : départ à 13h40.

Semi Marathon St Pol Morlaix (21,125km) : départ à 14h30 (départ de l’épreuve handisport à 14h15).