VO2
VO2 RUN - Le magazine de toutes les courses à pied !

ITW de J. Bellanca, Champion de France 2015 des 100 km

Championnat de France des 100km - Jerome Bellanca - Christophe Rochotte

Jérôme Bellanca, champion de France des 100 km 2015 revient sur sa course.
Titré en 6h43’45’’ le sociétaire du SC Blagnac a devancé Ludovic Dubreucq du Running Club de Corbie : 6h57’59’’ et Michaël Boch de l’Entente Haute Alsace : 6h59’23’’.
De la sorte il améliore son précédant record (6h47’11’) de près pratiquement 4 minutes.

Que s’est-il passé à Doha fin novembre 2014 ?
J’ai accumulé une grosse charge de préparation et j’étais cuit. J’avais les quadriceps complètement tétanisé au 40e km. En fait, j’étais prêt un mois avant. Le médecin m’a confirmé cela. Les quadriceps ont protégé les ménisques et j’ai fait 60 km, comme j’ai pu….d’où mon résultat en 7h23’.

Selon quelle attitude as-tu abordé les championnats de France la semaine dernière ?
J’avais envie de prendre ma revanche. J’avais un gros mental et je suis parti sur 6h40′.
J’ai été bien jusqu’au 90e où j’étais dans l’allure. Ensuite, j’ai perdu 3 minutes dans les 10 derniers km.

Que pasa ?
J’ai subi une hypoglycémie. Avec le recul, j’ai analysé ma course. Je suis rendu compte que c’est lié à l’heure de départ fixée à 5 heures du matin. J’avais déjà pris de la boisson d’effort et j’avais mangé avant. A 6 h30, l’heure conventionnelle de mon petit-déjeuner j’ai eu faim et j’ai dû prendre un gel. Puis à 9h30 l’horaire habituelle de ma collation, là aussi j’avais faim. J’ai repris des gels. Au fond, je me suis limité à 3 gels sur la course. Donc, il me semble normal que ça coince au 90e. J’ai cramé toutes les réserves. Sur la fin j’avais la tête, qui bourdonnait. Ce qui est typique de l’hypo.

Sinon en matière d’entraînement as-tu cumulé moins de km que d’habitude ?
Oui. Car je me suis rendu compte, que ce que j’avais fait avant les mondiaux de Doha, cela servait à rien. Je suis juste monté à 170, 180 km pendant 3 semaines. Autrement, j’étais largement en dessous à 120 km maximum. Par contre, j’ai pas mal bossé ma vitesse. C’est à dire à des allures plus rapides qu’en compétition.

Jérome Bellanca :  » j’espère passer sous les 6h40min »

Comment as-tu trouvé ce parcours ?
Je l’ai trouvé bien. Cela fait partie d’un des plus plats que j’ai couru. Mais au fil des km, on se rend compte qu’il n’est pas si plat. Et travers champs, on se trouve un peu esseulé. J’ai été suivi pendant un tour. Au départ, je craignais un peu les passages dans la forêt, mais ça adhérait bien. Et doubler des coureurs sur cette boucle de 16 km donnait envie de se battre.

Aux Pays-Bas lors des prochains mondiaux fixés en septembre 2015 espères-tu mieux ?
Certains qui connaissent ce parcours disent qu’il est beaucoup plus rapide. Donc j’espère passer sous les 6h40. Après, il faut voir au niveau récupération, car en comptant les mondiaux 2014, cela revient à trois 100 bornes en 10 mois. Mais si je suis bien avec une densité plus élevée, je serai accompagné plus longtemps. Ce qui booste le rythme. Je pense que j’ai dans les jambes la barre sous les 6h40.
A Winschoten, bien réglé, avec les ravitaillements organisés par le staff de l’équipe de France, je pense que c’est envisageable. Ce qui placerait dans les 5, 6 premiers au regard des années passées.

Pour en savoir plus sur Jérôme Bellanca lisez le prochain VO2 Run avec un portrait complet.

Par Christophe Rochotte.