ULTRA, courir un monde sans limite, le 2ème tome est sorti

Publié le 30 mai 2011 à 16h50
ULTRA, courir un monde sans limite, le 2ème tome est sorti

Il est à nouveau consacré à des courses d’ultra d’exception, à travers le monde entier, dans la continuité du tome 1, un gros succès de librairie

Le photographe Yves-Marie Quemener a promené son œil aux quatre coins de la planète. Du Maroc au Japon, du Népal à l’Europe, trois continents et dix courses que l’auteur Bruno Poirier révèle sur le fil de l’encre.

On y voyage au cœur d’épreuves mythiques, Sakura-Michi, Nove Colli, Marathon des Sables et Ultra-trail du Mont-Blanc, Himal Race, Grand Raid des Pyrénées, Endurance Trail, Trans Europe, 24 heures et 1.000 km de France….

On y retrouve des coureurs qui se racontent en témoignant, Kristin Krissy Moehl, Anne-Cécile Fontaine, Dawa Dachhiri Sherpa, Christophe Jaquerod et Kilian Jornet, mais aussi Marc Périer, Stéphane Mathieu, Alexandre Forestieri, Gilles Pallaruelo, Stéphane Pélissier et Régis Coumenges.

C’est l’occasion de s’immerger dans ce monde de l’ultra-fond ou de l’ultra-trail, où l’on court en dépassant les bornes, tout en explorant ses limites…

ULTRA, COURIR UN MONDE SANS LIMITE, TOME 2

Prix de vente : 29 euros

Frais de port : 6 euros – OFFERTS

160 pages – Format 24 X 33 cm

POUR COMMANDER

MORCEAUX CHOISIS DU LIVRE


SAKURA MICHI – Ultra Nippon
Un ville à ville de 250 km, de Nagoya à Kanazawa. Une traversée Sud – Nord de Honsh u, la plus grande des 4000 îles de l’archipel nippon, par-delà les contreforts occidentaux des Alpes Japonaises. Un itinéraire original pour relier l’Océan Pacifique à la Mer du Japon – sans pour autant avoir les pieds dans l’eau – avec la Route 156 comme principal fil conducteur. En fait, il faudrait 20 km de plus, à partager entre les deux villes, afin de connecter l’Océan à la Mer. Reste qu’avec le Château de Nagoya comme point de départ et le Kenroku-en de Kanazawa, l’un des plus beaux jardins du Japon, en ligne de mire pour l’arrivée, cet Ultra est assurément Nippon…..


HIMAL RACE - Ultra Mountain
Dawa Dachhiri Sherpa a raison. Une course est un éternel recommencement… D’autant plus lorsqu’elle est à géométrie variable. Himal Race est ainsi. Il faut dire que sa géographie s’y prête. L’Himalaya est le Continent Montagne par excellence. Et chaque édition de l’Ultra Mountain trouve une trace unique sur les Chemins du Ciel. Annapurna Base Camp – Everest BC en 2002, Kathmandu – Dolpo en 2007, Mont Kaïlash – Shey Gompa – Annapurna Sanctuary en 2010… Et 2013 chemine déjà dans les corps par les hautes vallées himalayennes, aux confins du Mustang, de Nar-Phu, du Langtang et de la Rowaling afin de relier l’Annapurna à Sagarmatha. Quant à l’esprit, il se résume dans cette sentence de Siddharta Gautama, plus connu sous le nom de Bouddha : « Il n’y a point de chemin vers le bonheur, le bonheur est le chemin. »


1000 KM DE FRANCE - Ultra Veritas
Dans l’esprit de la Westfield Run, une course « non-stop » de 1.000 kilomètres de Sydney à Melbourne, en Australie, Jean-Benoît « effaça » les étapes officielles de la Transe Gaule et il résuma l’ultra à sa plus simple, plus courte expression et, cependant, plus longue expression : un départ, une arrivée et 1.000 bornes. Dans cette version pédestre du célèbre jeu, ce sont les seules contraintes. Un itinéraire pour tous, une façon de la réaliser pour chacun, en 12 jours au maximum – quel que soit le poids du sac à dos, avec ou sans assistance – et avec la liberté du choix dans ses étapes, ses escales et ses temps de repos. L’épreuve australienne ayant disparu du calendrier, la « Belle Diagonale » de JBJ devint en 2008, la course « non-stop » d’un point à un autre, la plus longue du monde… Ultra Veritas.


24 HEURES – Ultra Chrono
De S0 à H24, de l’unité à la mesure, le temps présent est celui du passé que conjugue le futur… De la seconde 0 à l’heure 24, il y a cette ligne d’arrivée qui ne cesse d’avancer. Où il n’est plus question de la franchir, mais de la créer. Une performance athlétique des plus intimistes puisque chacun se retrouve face à sa distance métrique. C’est 24 heures pour tout le monde. Point d’attente pour le premier comme pour le dernier. Chacun s’arrêtera au même moment. Seul l’endroit sera différent. Une finalité qui est l’apanage de chaque course horaire. Au propre comme au figuré. De celle qui se court dans l’heure à celle qui dure 24 heures.


MARATHON DES SABLES – Ultra Nomade
Il est bon de s’interroger avant de prendre une direction. Surtout lorsque la destination se trouve entre le 30e et 32e parallèle, quelque part en Afrique du Nord. Était-ce pour le savoir qu’ils furent vingt-trois au premier départ du Marathon des Sables en 1986 ? Ou avoir un début de réponse pour les mille cinquante du peloton de 2010 ? Toujours est-il qu’en un quart de siècle, le MDS – comprenez le Marathon des Sables – est devenu la course par étapes la plus populaire sur le marché de l’aventure. Depuis vingt-cinq ans, il fait sa trace au Maroc. De l’Oued Drãa, près de Zagora à ses débuts, à l’Oued Rheris et les Dunes de Merzouga de nos jours, il s’est toujours déroulé dans les régions désertiques du sud-ouest marocain. Course au jour le jour de 250 km en six étapes, le parcours change à chaque édition et n’a jamais eu de tracé au Sahara. Quant à son appellation « ultra », elle est contrôlée par son effort au quotidien et justifiée par sa grande étape de 82 km……………


NOVE COLLI - Ultra Latin
Lorsqu’il faut courir un jour et presqu’une nuit, ou inversement, un cinq majeur se dégage dans l’esprit des « macadams ultra-fondeurs » : la Badwater aux Etats-Unis, la Sakura-Michi au Japon, le Spartathlon en Grèce, l’Ultra Balaton en Hongrie et la Nove Colli en Italie….. Cependant, si l’on devait présenter une épreuve bitumée sur l’échelle de la difficulté, la Nove Colli serait plus haute d’un barreau que les autres sur le Vieux Continent. « Citius, altius, fortius… Longius. » Plus vite, plus haut, plus fort… Plus loin. Comprenez : 202 km, neuf cols et 3.840 m en positif ! L’Ultra Latin se résume ainsi.


LA TRANS’EUROPE – Ultra Europea
La Trans Australia de 2001 (4.720 km en 65 jours) a juste connu un succès d’estime (24 coureurs au départ, 14 à l’arrivée) et l’expérience ne fut jamais renouvelée. Pour se retrouver en « transe », les ultra-fondeurs durent attendre la Trans Europe 2003, entre Lisbonne (Portugal) et Moscou (Russie) : 5.036 km, 64 jours, 21 arrivants. En proposant une compétition à « géographie variable », l’Allemand Ingo Schulze a permis à son épreuve de perdurer. En 2009, l’ultra européen par étapes avait relié Bari (Italie) au Cap Nord (Norvège) : 4.488 km en 64 jours (45 arrivants). Et pour 2012, la Trans Europe partira (partait) de John O’Groats (Ecosse) pour relier Gilbraltar : 4.000 km en 64 étapes de course au jour le jour.


ULTRA TRAIL DU MONT BLANC – Ultra Alpina
L’émergence des ultra-mountains en France ne date pas du siècle dernier. Depuis 2003, la multiplication des épreuves de ce type a un dénominateur commun : l’Ultra-trail du Mont-Blanc. De nos jours, si le marathon c’est Paris, le 100 km Millau et le trail les Templiers ; l’ultra en nature, c’est Chamonix et une réussite qui se résume en quatre lettres : UTMB. Un succès qui est dû au pouvoir d’attraction du Mont-Blanc. Anne Gery d’Info Cimes, l’agence de communication qui gère l’image de la manifestation, énumère les raisons de l’ascension utmbiste : « L’émotion, le Mont-Blanc et l’Europe. » Et de développer. « Le Mont-Blanc est un sommet magique pour le commun des mortels. Qui n’a pas rêvé de l’escalader un jour ? Courir autour crée quelque chose dans l’imaginaire… Enfin, il y a l’Europe, son sommet et trois pays : tout un symbole. »


GRAND RAID DES PYRENEES - Ultra Pyrénéa
Kilian Jornet Burgada n’avait que 20 ans lorsqu’il a fait irruption dans l’arène de l’ultra en montagne. Pyrénéen de naissance de corps et d’esprit, il n’a eu aucun mal à se faire une place dans le milieu. Sa définition de l’ultra l’atteste. Grâce au jeune catalan, l’ultra nature a passé la vitesse supérieure. Depuis son premier succès sur la Grande boucle mont-blanaise, Kilian n’a de cesse d’explorer ses limites en repoussant celles des autres. Dans chacun de ses défis, le champion du Monde de skyrunning met les Pyrénées à l’honneur. « Le Grand Raid des Pyrénées est un hommage à nos montagnes, poursuit Kilian. Les Pyrénées ont toujours été dans l’ombre des Alpes. Avec cette course, les coureurs ont pu voir que c’était encore plus beau ! Le Midi de Bigorre et la région du Néouvielle sont des parties avec des perspectives incroyables. »


ENDURANCE TRAIL – Ultra Pionnier
L’Histoire est en course. Toujours. Celle d’hommes et de femmes qui ont choisi « l’au-delà » pour exister. Car si, autrefois, ils étaient Seigneurs de guerre, Chevaliers d’un ordre, Berger d’une cause ou Mineur de pierre, aujourd’hui, ils sont coureurs d’ultra… Ultra, un mot qui existait avant qu’il ne soit lié au trail. En France, « l’ultra nature » est né sur les chemins des Templiers, un 23 octobre 1999. C’était hier. C’était demain… Et toujours, aujourd’hui. Ultra Pionnier, l’Endurance Trail valait déjà son pesant d’effort : 120 km, +/- 3.000 m. Du jamais couru sur les sentiers de l’Hexagone. « À l’époque, nous étions des chevaliers », se plaît encore à dire Bruno Croset. La course nature avait déjà son esprit, celui des Templiers. Il lui manquait son corps. C’est dans la poussière des foulées de la première heure qu’il prit sa forme, trouva son fond, sur les chemins des Cévennes et de l’Aveyron.


LES AUTEURS
Yves-Marie Quemener
: Photographe reconnu dans le monde du sport. Il a couvert plusieurs Jeux Olympiques et championnats du monde et se passionne pour les courses d’exception.
Bruno Poirier: Avec son âme d’aventurier, le plus éclectique des journalistes. Himalayiste, coureur d’ultra fond et organisateur d’épreuves de grand fond dans la chaîne himalayenne.
Arnaud Sauveplane : a réalisé les illustrations à l’encre de Chine. Comme maquettiste, il donne chaque mois de la couleur et du rythme au magazine VO2.

AUBRAC B. 680