
Comment courir sur un seuil de fatigue en limitant le risque de blessure. Voici 6 exemples d’enchaînement de séances permettant à un marathon d’introduire de la variété dans sa préparation tout en maximisant le développement de son endurance.
Alors faut-il ou non courir sur un seuil de fatigue ? Oui mais en sachant faire preuve d’originalité.
Pour maîtriser la distance du marathon, faut-il ou non courir sur un seuil de fatigue ?
Cette question, de nombreux entraîneurs et coureurs ont tenté d’y répondre en cherchant les bonnes formules et les bonnes équations. 
C’est ainsi que s’est popularisée la séance au seuil + sortie longue programmées sur deux jours de suite, le plus souvent dans le week end, la période la plus propice de la semaine pour enchaîner et assumer ces deux entraînements difficiles.
Quel était vraiment l’intérêt d’un tel enchaînement ?
Il s’agit d’habituer son corps à se préparer à supporter le stress et les contraintes physiologiques générés par la fatigue qui s’installe lors du marathon passé le 30ème kilomètre. Ce que l’on nomme le fameux « mur ».
Très logiquement, on a pensé que pour résister à ce seuil de fatigue bien connu des marathoniens, qui vient altérer l’allure de fin de course, il serait profitable de recréer à l’entraînement des phases similaires où le corps est soumis à de fortes contraintes. D’où l’intérêt d’enchaîner deux séances difficiles : la séance au seuil puis le lendemain la séance longue se déroulant nécessairement sur un seuil de fatigue qui n’est pas totalement épongé en 24 heures.
Cette méthodologie a ses aficionados et ses détracteurs.
C’est indiscutablement une bonne méthode mais difficilement réalisable pour un coureur loisir qui ne souhaite pas nécessairement se projeter dans un mode de préparation ultra performant et contraignant.
Il est peut être préférable de jouer sur des voies alternatives moins traumatisantes. Voici quelques exemples :
EXEMPLE 1 | EXEMPLE 4 |
EXEMPLE 2 | EXEMPLE 5 |
EXEMPLE 3 | . DIMANCHE : Course de 10 km ou semi (cela remplace la séance au seuil) |
Comme vous le constatez, il ne faut pas rester figer dans une formule toute faite qui ne satisfait pas toujours. Il faut savoir faire évoluer son entraînement et trouver des formules de couplage, jumelage, d’enchaînement entre les séances qui au final doivent vous permettre d’assimiler un bon volume d’entraînement. Vous constaterez également que la pratique du vélo ou VTT est proposée dans chacune des formules car elle permet à tour de rôle de « faire du volume », d’éponger la fatigue, de varier les entraînements, de renforcer les quadriceps.
Certaines formules proposent bien entendu, et c’est le but du jeu, des enchaînements jour après jour afin de travailler également sur des seuils de fatigue en réduisant au mieux l’effet hyper traumatique du coupe séance au seuil + sortie longue. Faire du long et vite, oui mais se blesser non. Ces formules tendent à minimiser le risque de blessures.
Ces 6 exemples permettent de piocher dans une galerie de séances pour faire varier son entraînement, pour le rendre plus ludique, moins contraignant. Cela permet en parallèle de se préparer pour un trail, pour un marathon et pourquoi pas jeter les bases d’une bonne endurance en vue d’un ultra sur route ou chemin.
. Photo Y.M. Quemener