
Demain à 7 heures, 370 participants représentant 36 nations prendront le départ de la plus mythique des épreuves d'ultra, dont les écrits d'Hérodote sont à l'origine.
Rassemblés aux pieds de l'Acropole, ils tenteront de rejoindre la cité de Sparte située 245 km plus loin et plus particuliérement la statue du général Léonidas.
A dessein, ils ne disposeront que de 36 heures, afin de venir à bout de ce défi démentiel, eu égard aux conditions de course que devront endurer les concurrents.
Non seulement il leur faudra composer avec la chaleur, mais également avec le relief et les points éliminatoires, installés tous les 3 km.
Pas de pitiè. Ceux qui se présentent hors délai à l'un de ces contrôles et ce même pour quelques secondes sont systématiquement éliminés.
Si les 30 premiers km s'avèrent plutôt tristounets, puisqu'il faut emprunter la bande d'arrêt d'urgence du périphérique d'Athènes et longer les raffineries, dont les émanations pestilentielles font oublier la douceur et les senteurs de myrthe de la Grèce antique.
Ensuite, au fil des kilomètres les participants retrouvent les traces de Pheidippides et cheminent à travers des villages typiques et des sites prestigieux.
Notamment, l'Isthme de Corinthe, Nemea, Lyrkia et Tegea.
17 Français tenteront de relever ce challenge. Parmi eux : Gilles Pallaruelo qui semble bien parti pour réussir son pari d'accrocher 20 Spartathlons à son palmarès et de nombreux adeptes de la Transe Gaule.
Toutefois, face à l'armada japonaise et à l'Italien Yvan Cudin, vainqueur 2010 et titulaire d'un record à plus de 260 km sur 24 heures, il leur sera difficile de jouer les premiers rôles.
Néanmoins, rallier l'arrivée constitue déjà une performance.
Cette année, chacun sera muni d'une puce électronique. Ainsi, les fans pourront suivre en direct la progression des athlètes sur le site de l'épreuve : www.spartathlon.gr