
Les 24 heures de Taipeh constituent l’ultime opportunité de la saison, afin de réaliser des performances de niveau international, eu égard à la densité de l’épreuve.
Cette épreuve organisée sur la piste de l’université de Soochow ne réuni que des athlètes invités. Les championnats du monde ayant été annulés cette année, Aki Inoué, l’un des deux co-organisateurs également manager du team nippon d’ultra tenait donc là à offrir à une partie de l’élite mondiale, la possibilité de se côtoyer.
Parmi les favoris figurait :
-Le Japonais Ryoichi Sekiya, 3 fois champion du monde, titulaire d’un record de 273,366 km, vainqueur du Spartathlon en 2009 et au-delà des 400 km sur 48 heures.
-Sa compatriote Mami Kudo, détentrice du record du monde toute surface avec un score de 254,425 km.
-Le Brésilien Valmir Nunes, à plus de 272 km, ancien champion du monde de la discipline, remarquable coureur de 100 km, auteur d’un chrono de 6h22’ et ancré dans le marbre du Spartathlon.
-L’américain Scott Jurek, 9 Western States à son palmarès, vice champion du monde 2010 des 24 heures avec un cumul de 264 km, lui aussi au Panthéon du Spartathlon.
Après, histoire de se prémunir d’un échec éventuel de ces protagonistes, fin stratège, le directeur de course a ouvert son plateau à des concurrents réputés réguliers et possédant un score supérieur à 250 km.
Ainsi d’Emmanuel Fontaine, membre du team national, 3e des derniers championnats de France avec 250,459 km au compteur.
La compétition sans suivre les bases du record du monde propriété du Grec Yiannis Kouros proche des 304 km partira sur un rythme élevé.
A la mi-course Nunés, Jurek, Sekiya et Kudo progressaient encore dans l’optique des 280 km.
Plus sage, conscient que certains risquaient de s’effondrer, Manu respectait son prévisionnel et sauf catastrophe espérait terminer entre 250 et 255 km.
Bien lui en a pris.
En effet Nunés adepte du « Ca passe, ou ça casse » pliera le premier. Viendra ensuite le tour de Jurek.
Quant à Sekiya et Kudo, si au fil des heures ils finiront par ralentir et plier légèrement, ils ne rompront pas et iront au terme de ces 24 heures.
Ryoichi Sekiya résistera et l’emportera en accumulant 261,257 km. Seconde, Mami s’accrochera, motivée à l’idée d’améliorer son record du monde, qu’elle portera à 255,303 km.
Emmanuel Fontaine, à un tour de miss Kudo complètera le podium avec 254,762 km. Soit un bond de plus de 4 km par rapport à son précédent record. Cependant, s’il se place au second rang français cette saison devant Ludovic Dilmi, 252, 014 km. Jean-Marc Bordus, champion de France tient la corde avec 259,496 km.
Ces résultats, à 10 mois des mondiaux prévus en Pologne laissent présager un rendez-vous de qualité en présence des nations asiatiques, de l’Italien Yvan Cudin, des USA, de l’équipe de France formé d’un collectif homogène, apte à viser l'or par équipe et d’autres pays.
Enfin, n'oublions pas Anne-Cécile Fontaine, qui aura à coeur de collecter un 3e titre individuel.
Mami Kudo, recordwomen du monde des 24 heures : 255,303 km
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Ryoichi Sekiya vainqueur : 261,257 km
Emmanuel Fontaine 3e : 255,303 km
