
Frère de Ludovic, trop épuisé pour s’exprimer après sa remarquable performance de 252, 014 km, Christian, 45 ans participait à son premier 24 heures et il apparaissait intéressant de recueillir les impressions d’un néophyte. Spécialiste du 100 km, détenteur d’un record de 7h39’, il terminera 6e avec 237,220 km à son actif.
. Quelles étaient tes ambitions ?
- Vu mes références sur 100 km, passer la barre des 230 km me semblait réaliste.
. Que retiens-tu de cette première expérience ?
- C’est dur. Au cours de la première partie, je n’étais pas trop mal. Je progressais à une moyenne de 12 km/h. Mais en raison de la chaleur, j’ai payé très cher la note durant la nuit. On peut dire, que j’ai touché le fond. A un moment, j’étais à deux doigts d’arrêter. Je crois que sans accompagnateur, je ne serais pas allé au bout.
. Comment t’ont-ils motivé ?
- Mon épouse m’a dit qu’il fallait que je termine, parce qu’elle ne voulait pas que je l’ai embêtée durant deux mois pour rien avec mon entraînement. Donc, autant finir. Et les copains m’ont boosté via Facebook.
. De quelle manière as-tu surmonté les moments difficiles ?
- A un moment, j’ai beaucoup marché. Ma moyenne était redescendue à 8 km/h. Et vers 6 heures du matin, j’ai pété un plomb. J’ai joué mon va-tout. Je ne sais pas pourquoi, je suis reparti à 12 km/h en me disant que ça passerait, ou que cela casserait. Mes adducteurs et mes douleurs aux genoux se sont réveillé, mais cela a tenu.
. Vas-tu persévérer sur 24 heures ?
- Je recommencerai un jour, mais pas cette année. Là, j’ai pu discuter avec Jean-Marc Bordus et il trouve que j’ai un bon potentiel, vu qu’à l’occasion de ma première tentative, j’ai été au-delà de mon objectif. En tous cas, j’ai apprécié l’ambiance. Les gens se soutiennent beaucoup ; Même, si l’on se combat les un les autres, il ne règne pas un esprit de rivalité. Les coureurs s’encouragent même entre eux.
. As-tu trouvé le 24 heures plus difficile qu’un 100 km ?
- C’est différent. Là, on n’est pas fatigué par la vitesse, mais par le temps à gérer. Il faut également s’habituer à tourner en rond. Et comme l’on repasse souvent au stand, on a tendance à trop se ravitailler.
. Ton frère t’a-t-il donné des conseils ?
- Il m’a surtout aidé durant la première partie de l’épreuve. Si, je ne l’avais pas accompagné, je serais encore parti plus vite et j’aurais plus mal géré.