
Manu a su gérer sa course avec discernement. Toujours régulier, il n’a pas tenu compte de l’allure des autres et alors, qu’il n’y croyait pas lui-même, il est parvenu à se hisser avec brio sur la 3e marche du podium dans le dernier quart d’heure. Il intègre même le club des coureurs à plus de 250 km. En effet, il accomplira 250,459 km.
. Par rapport à l’an passé as-tu modifié ta préparation ?
- Pas au niveau de l’entraînement, mais par rapport à la façon de m’alimenter pendant l’épreuve. J’ai travaillé ce secteur lors de la préparation. On a rajouté du solide et pris d’avantage de Nutraperf et de Nutrarécup. Durant ce 24 heures en raison de la chaleur, j’ai bu 24 litres de liquide. Outre la boisson produite par Nutrathletic, j’ai consommé du Saint-Yorre.
. Comment as-tu vécu ce France ?
- Au départ, je ne me sentais pas très bien. D’entrée au plan des pulsations, j’étais à + 10, par rapport à l’entraînement. Donc, j’étais très inquiet. Non seulement il faisait chaud, mais en plus, j’ai trouvé le parcours difficile. Voilà pourquoi avec Jean-François Pontier, on a décidé de diminuer l’allure. Je suis passé de 11 à 10,7 de moyenne. Après 8 heures d’effort, j’étais au bord de l’abandon, mais le coaching de Jeff et un coup de fil d’Anne-Cécile m’ont convaincu de me battre et d’aller jusqu’au bout. J’ai bien terminé les 6 dernières heures.
A par ça, comme d’habitude c’est parti très vite. Ca ne me gênait pas d’être pointé en 25e position. Régulièrement, au fil des heures j’ai remonté au classement et je m’étais fait à l’idée de terminer 4e. C’est dans les 15 dernières minutes, que j’ai pris la 3e place. Quand j’ai doublé Denis Morel, il m’a annonce que je devenais 3e. Ca a beau être la loi du sport, mais cette situation me préoccupe. Je n’aime pas ça. J’aurais préféré que ça se décide avant.
. Que t’ont apporté Jean-François Pontier et Anne-Cécile en matière de coaching ?
- J’ai pensé à ce que dit toujours Anne-Cécile : « Tant que tu peux courir ou marcher, tu ne t’arrêtes pas. On sait que ça va finir par repartir. C’est que m’indiquait Jeff également. On travaillait sur deux tours, vu que le circuit mesurait 1,4 km. A la façon d’Anne-Cécile, j’alterne course et marche. Au début, il me fallait 15 à 16’ pour accomplir ces deux boucles, mais à un moment, j’ai mis 20’. Là, je voulais m’arrêter, car je me disais que l’objectif ne pouvait pas être atteint. Mais Jeff a su me motiver en m’annonçant que Denis n’était pas loin devant moi et en poussant à aller plus loin et j’ai réalisé un super final. A une heure de la fin, je cumulais 239 km, mais je n’ai pas paniqué. J’ai même couru les deux derniers tours à 13 à l’heure.
. Que ressens-tu ?
- En atteignant mon objectif, j’ai passé un cap et cette marque renforce ma légitimité au sein de l’équipe de France. Comme le mondial a été annulé, je ne me voyais pas rester au sein du team, sans remettre le couvert pendant deux ans.
. Depuis que c’est fini, as-tu pu joindre Anne-Cécile ?
- Dès l’arrivée elle m’a appelé. Elle était très heureuse pour moi et elle m’a également dit que j’étais un champion. Mais en fait dans la famille, c’est elle la championne. Elle possède un meilleur mental que moi et son record est établi pour de nombreuses années.