

Peu favorisés par des conditions climatiques difficiles en raison des averses et du vent glacial, les 170 participants doivent lutter plus qu'à l'accoutumé, afin de suivre une allure préétablie.
Une telle météo devrait influer sur les performances finales des athlètes, comme l'explique Bernard Gaudin, l'un des référents 24 heures de la FFA :
« L'avantage de la pluie se limite au plan respiratoire, lorsqu'elle n'est pas trop forte et n'intervient que par intermittence. Ce la procure une sensation de Fraîcheur aux coureurs et de ce fait, ils boivent plus raisonnablement et souffrent donc moins de troubles gastriques. Par contre à cette période de l'année, même couverts, une fois que leur vêtements sont mouillés et qu'ils commencent à se refroidir, trop persistent à ne pas se changer. Or ce froid entraîne une consommation de calories plus importantes et au fil des heures, la fatigue s'accumulant, des dégâts risquent de se produire. En plus, ce circuit de 1341,96 mètres n'est pas entièrement bitumé et s'il pleut trop, les chaussures vont s'alourdir et ce segment du parcours risque de devenir boueux. Donc, une première sélection va s'opérer dans les 6 prochaines heures. Souhaitons également que la nuit ne soit pas trop fraîche »
Quant à la course, elle est partie sur des bases relativement prudentes. Soit à 11,5 km/h de moyenne pour les hommes et 10,5 pour les filles. Toutefois, il est difficile d'établir un classement précis en raison de soucis de pointage vécus par la société de chronométrage.
Pour l'instant les leaders masculins sont Stéphane Collard et Pascal Martin, vainqueur cette année de l'Intégrale de Riquet. Tous deux cumulent 56,364 km. Suivent Christian Leroux, Dominique Provost et Thierry Douriez, 53,680 km. Chez les féminines, Sylvie Boissy et Magali Reymonenq, accompagnée de Maria Pierre ont atteint 50,996 km.
Christophe Rochotte
Photos : Christophe Rochotte