
Spécialiste du 100 km, Magali, titulaire d'un record de 7h41' a choisi les 24 heures d'Aulnat pour effectuer ses débuts sur 24 heures.
.Pourquoi les 24 heures ?
-Tout simplement par goût du challenge. Je veux voir à quoi ressemble cet effort, sans avoir d'idée derrière la tête. Je ne viens pas là avec l'idée de décrocher une sélection en équipe de France, puisque fin Août à l'occasion des 100 km de Theillay, j'ai réussi 8h08'. Ce chrono m'a prouvée que je pouvais revenir sur 100 km. Donc, normalement je devrais intégrer le team sur 100 km et courir le mondial prévu à Gibraltar en automne. Sauf, si 6 filles parvenaient à tourner en moins de 8 heures d'ici-là. Ce qui semble improbable. Ce 24 heures ne m'entamera pas. J'aurai largement le temps de récupérer.Aussi, j'ai pris la décision de m'aligner à Aulnat, parce qu'à l'arrivée des 100 de Theillay, musculairement, j'étais vraiment à l'aise. Là, je me suis dit que c'était le moment d'essayer. J'en ai parlé à Bernard Pelletier, mon entraîneur. Il m'a répondue : « Si, tu en as envie, fais-le »
.Comment t'es-tu préparée ?
-En juin, aux championnats du monde à Torhout, j'avais abandonné. Mais malgré tout, j'étais allée jusqu'au 80ième km. Donc, quelque part ce cent avait correspondu à une sortie longue. Après, deux mois plus tard, il y a eu Theillay, seconde sortie longue et enfin le 18 octobre, le marathon de Reims conclu en 3h05'. A 14 km/h de moyenne, ça faisait une bonne séance de rythme. Ensuite, je me suis contentée d'entretien. Au fond, le fait de ne pas avoir planifié ce 24 heures, cela m'a permis de ne pas y penser. Ce n'est pas comme l'on se fixe un objectif, qui implique toujours de la pression. Comme je n'ai que 40 ans, je vais persévérer sur 100. je suis persuadée que je peux redescendre sous les 8 heures.
.Malgré tout, quel est ton objectif kilométrique ?
-J'aimerais atteindre les 220 bornes, mais peut-être qu'au bout de 10, 15 heures j'arrêterai si je sens que ça ne passe pas. Ce n'est pas vital. Finir avec un score de 150 bornes, ça ne vaut pas le coup. Je vais partir à 10,5, 11km/h, parce qu'on m'a expliqué, que l'allure diminue toujours durant la seconde partie. Bon, si ça marche, ça me fera tout de même plaisir.
.Qu'appréhendes-tu le plus ?
-Je n'ai jamais dépassé les 8h30 de course et j'ai peur de connaître l'ennui, plus des troubles gastriques et des problèmes musculaires, liés à la durée de cet effort. Face à l'inconnu, on verra bien comment je vais réagir.
Christophe Rochotte
Photo : CR