
4e de l’Eco-Trail, Romuald Depaepe souhaitait se « Refaire » à Besançon et marquer un maximum de points au TTN. Mais, alors qu’il a joué les premiers rôles durant près de 30 km, il connaîtra ensuite une défaillance et terminera 5e. Sans doute une déception pour le Picard. Toutefois, l’essentiel pour lui consistait également d’être à la bagarre le plus longtemps possible.
. Comment as-tu préparé ce trail ?
- Suite à l’Eco-trail, qui a eu lieu le 26 mars, j’ai coupé complètement pendant 8 jours. J’en avais besoin physiquement et mentalement. J’étais déçu du résultat. J’ai essayé de comprendre ce qui s’est passé. En fait, j’ai commis une erreur de stratégie. A un moment, je me suis perdu et pris par la panique pour revenir sur le groupe de tête, j’ai aligné des km en 3’30 et je l’ai payé plus loin. Sinon, au plan de l’entraînement après cette coupure, je suis reparti pour un cycle de 3 semaines de travail. Dedans, j’ai inclus le Trail de la Tarentaise. Une compétition de 30 km que j’ai gagné en compagnie de Gilles Guichard. Comme c’était dans la région du Pila, je suis resté une semaine sur place après l’épreuve, pour reconnaître le parcours du Pila Trail, auquel je participerai en juin.
. Pourquoi tenais-tu à courir à Besançon ?
- Au départ, ce n’était pas prévu au programme. Au calendrier j’avais inscrit l’Eco-Trail, le Morbihan, la Côte d’Opale et les Templiers. Mais, comme je n’ai pas marqué assez de points à l’Eco-Trail, il a fallu que je trouve une solution de repli. D’où Besançon et le Pila. En plus, le Pila c’est une course bonus et sur ce parcours, on peut courir vite. Venant de l’athlétisme, je préfère les parcours nerveux.
. Que s’est-il passé aujourd’hui ?
- Comme prévu, je me suis placé devant, en faisant attention à ne pas bouffer trop de jus. Dans la première bosse, je me sentais assez facile au contact d’Emmanuel Meyssat. On avait même creusé un écart, mais les autres sont revenus dans la descente. Le même scénario s’est répété dans la 2e difficulté. Avec Manu on a discuté et on en a conclu qu’il allait finir par casser à jouer ce jeu-là, parce que l’effort qu’ils produisaient pour revenir dans les descentes implique une dépense d’énergie. A un moment ils ont lâché et jusqu’au 28e, je suis resté avec Manu. J’étais bien. Mais au 30e, j’ai souffert d’un coup de chaud. J’ai eu beau me ravitailler, cela n’a rien changé et j’ai fait le Yoyo avec lui jusqu’au 37e. De nouveau, j’ai été vraiment mal et il est parti. La fin de course a été terrible. A un moment, il y a eu un mur terrible. On a cumulé 250 mètres en 1 km. Là, j’avais la tête qui tournait et j’ai été obligé de marcher. Christophe Benay est d’abord revenu, puis il y a eu Emmanuel Gault et Xavier Thévenard. Je me suis accroché pour conserver la 5e place. Au final, j’ai trouvé que Manu Meyssat a été impressionnant de facilité et je ne sais pas comme Benay a réussi à passer cette bosse sans marcher. C’est un gars du coin. Je pense, qu’il a dû s’entraîner sur cette partie du parcours.
. Quelle explication apportes-tu par rapport à cette défaillance ?
-Dans les dernières heures de course, le soleil a percé. Pourtant, j’avais une casquette. Après, il y a peut-être un problème énergétique. J’ai peut-être mal équilibré la répartition en sucre. Aussi, il s’agit de mon premier trail de l’année en moyenne montagne. Je pense qu’il faut un temps d’adaptation. Les autres sont déjà acclimatés. Par contre, je me suis surpris dans les côtes. J’allais pas mal. Je voulais faire une course devant. Avant la défaillance, je me disais qu’au pire j’allais terminer second. Je pensais avoir de l’avance, mais même 3’ ce n’est rien. C’est vite perdu.
. Comptais-tu marquer plus de points au TTN ?
- 2e aurait été parfait. Mais là, il m’a déjà fallu aller au bout. Les gros points j’irai les chercher au Pila, au Morbihan, à la Côte d’Opale et au Templiers.
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