
Il portera l'espoir du Kenya. A trois semaines des championnats du monde de cross du 28 mars à Amman en Jordanie, Moses Mosop fait figure de favori indiscutable. Les Kenyans le répètent en ce moment à qui veut l'entendre : Moses Mosop est costaud. Très costaud. Et avec les forfaits sur blessure des Ethiopiens Kenenisa Bekele et Sileshi Sihine, et l'Erythréen Zersenay Tadese qui s'alignera en avril au Marathon de Londres, le champ est libre. Mosop en a conscience. Sa meilleure place reste l'argent décroché en 2007 à Mombasa, derrière Tadese.
Sur la piste, on se souvient de lui en bronze, sous la pluie, lors du 10 000 m des Mondiaux d'Helsinki en 2005, derrière Bekele et Sihine. Aux JO d'Athènes en 2004, il avait fini 7e du 10 000. En tout cas, il est ambitieux pour Amman. Après avoir remporté les Trials kenyans avec une marge considérable à ce niveau (21 secondes), le 21 février, il se sait en grande forme, et mise aussi sur des conditions climatiques qui lui sont favorables. “Le temps et l'humidité d'Amman seront identiques à ceux de Mombasa en 2007. J'ai manqué l'or, il y a deux ans, mais cette année, c'est mon tour'', dit-il avant de lancer une autre missive : ''La prochaine fois, ce sera à Berlin aux championnats du monde???.
Néanmoins, il devra affronter en Jordanie un autre Bekele, Tariku, le petit-frère de celui qu'on ne présente plus, et Abraham Cherkos, Ethiopien lui aussi, champion du monde junior du 5 000 m, qui s'annonce comme un sacré client. A 23 ans, Mosop doit justifier son surnom, ''Gros moteur???. Pour réussir son objectif, nul doute qu'il en aura besoin de ce gros moteur, pour conquérir cet or qu’il convoite tant.
Arnaud Bébien