
« Je suis content d'être le premier Français et le premier vétéran. A Paris en 2006, j'avais porté mon record à 2h11'56''.
Là, je voulais réaliser 2h14'. Je venais pour un chrono et non pour une place. Je n'imaginais pas de finir devant David Ramard, ou Ahmed Ezzobayry.
J'ai essayé de suivre le peloton de tête, mais j'ai dû y renoncer au 5ième km. Je ne me sentais pas bien et j'ai été obligé de ralentir.
Je souffrais de problèmes digestifs. J'ai vomi dans le dernier km. Pour la première fois de ma carrière, j'ai voulu faire l'expérience de manger au petit-déjeuner un gâteau spécifique à l'effort.
En plus, il a fallu lutter contre le climat. Donc, j'ai géré dans des conditions difficiles, mais je ne me suis jamais découragé. Quand on court un marathon, il faut aller au bout. On ne fait pas 3 mois d'entraînement, qui impliquent des sacrifices pour rien »
Christophe Rochotte
Photo : Christophe Rochotte