
Lisa Dobriskey a les nerfs. L'Anglaise médaillée de bronze l'an passé sur 1500 mètres au Mondial de Berlin s'est exprimée sans complaisance sur ses rivales contre lesquelles elle devra se battre sur la piste de Barcelone.
Car celle-ci n'a pas digéré sa 4ème place lors du meeting Areva de Paris.
Les temps réalisés par les premières peuvent bien entendu interpeller mais pour l'Anglaise, c'est plus la façon dont la course s'est déroulée qui a donné lieu à des commentaires très critiques.
Surtout la fin de course étonnante et explosive sans marque de fatigue alors qu'au final les temps réalisés sont exceptionnels avec 3'57 »65 pour la russe Anna Alminova.
L'anglaise exprime beaucoup de doutes sur ces résultats dans un climat de suspicion qui a redoublé alors que la situation s'était passagèrement calmée depuis 4 ans.
La presse anglaise ne manquant pas de rappeler les cas de dopage qui ont secoué le 1500 m féminin dont la mise à l'écart d'une bonne partie de l'équipe russe peu avant les J.O. de Pékin, les 3 mois de suspension ce printemps de Alminova et bien entendu le cas Dehiba qui est revenu à la surface.
Lisa Dobriskey, sans pour autant être obsédée par la question du dopage, dans cet entretien qu'elle a donné de sa résidence au Portugal où elle s'entraîne, a souligné qu'elle entendait démontrer à Barcelone ce qu'une athlète est capable de faire lorsqu'il est « clean ».
A Barcelone, le 1500 m féminin risque d'être dans le collimateur des observateurs et une razzia russe pourrait être très mal interprétée. A moins que les contrôles ne soient efficaces pour faire tomber des têtes.
Photo G. Bertrand