
On ne peut pas dire que la marche athlétique soit l'épreuve la plus spectaculaire d'un programme en salle, mais elle a le mérite d'exister. Déjà sur le terrain, mais aussi dans l'esprit.
Et pour le grand public, c'est un repère entre le marcheur « lumière » Yohan Diniz et ceux qui sont encore dans l'ombre.
En l'absence du numéro 1 français, également recordman de France du 5.000 m marche (18'40''26), ce sont ses camarades de l'EFS Reims, Antonin Boyez et Cédric Houssaye, transfuges du CA Montreuil et de l'Olympique Marseille, qui ont porté les couleurs du club champenois sur les deux premières marches du podium.
« C'est mon deuxième de champion de France avec celui de Bordeaux, en 2008, explique Antonin. La course s'est déroulée comme prévu, par élimination. Avec un garçon comme Damien (Molmy, Amiens UC, ndlr) qui est capable de partir comme un kamikaze à tout moment, il fallait faire un départ rapide.
Au final, le club réalise un doublé avec ses deux nouvelles recrues. » Une arrivée en Champagne qui est plus un retour aux sources pour Antonin. « Ma famille est de la région et je poursuis mes études à Reims, c'est donc relativement naturel de revenir... Et puis, Yohann (Diniz) m'avait proposé de venir le rejoindre... » ![]()
Les raisons qui ont motivé Cédric sont différentes. « C'est un choix politique, explique-t-il. Mon ancien club faisait du surplace, mais je suis resté pour mon père. Maintenant, c'est la dérive, alors j'ai préféré rejoindre un club avec une approche de l'athlétisme plus positive. Comme j'étais le partenaire d'entraînement de Yohann, il y avait une opportunité que j'ai saisie. »
Avec ces trois athlètes, la marche rémoise risque de mettre au pas toute la discipline française.
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Bruno Poirier
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Photos Yves-marie Quemener