
Vraie info ou nouvelle salve d'une parfaite intox ? Un organisme de presse sud africain a lancé une bombe en annonçant qu'à l'issue de tests sur le genre sexuel de Caster Semenya, championne du monde du 800 m en 2009 à Berlin, l'IAAF aurait appuyé sur le bouton du feu vert pour que celle-ci puisse réaliser son retour à la compétition, chez les féminines bien entendu.
Une conférence de presse réunissant la sud africaine et le ministre des Sports Makhenkesi Stofile est même prévue ce jour pour confirmer cette information alors que ni l'entraîneur de Semenya, Michael Seme, ni l'entourage du ministre n'ont osé faire de commentaires sur cette nouvelle qui même en pleine ouverture de la Coupe du Monde de foot devrait faire le tour de toutes les salles de rédaction.
L'IAAF qui par ailleurs doit se débattre face à de sérieux problèmes financiers et à une réduction drastique de son train de vie, a mis près d'une année à trancher ce cas délicat, hautement symbolique et médiatique.
Depuis plusieurs mois, Caster Semenya, s'est lancée dans une bataille juridique pour faire pression sur l'IAAF. Elle a reçu un précieux soutien du ministère des sports, Manase Makwela, affirmant qu'il s'était lancé dans une "troisième guerre mondiale".
L'athlète n'a jamais cessé de s'entraîner, voyageant également sur le continent Africain lors de sessions de formation et d'entraînement pour motiver les jeunes à la pratique de l'athlétisme comme en Côte d'Ivoire dernièrement.
Son entraîneur déclarait récemment que Caster Semenya qui aura 19 ans cette année, n'avait jamais été aussi forte.
Si son retour est vraiment confirmé, l'Afrique du Sud en pleine fièvre du foot, exultera mais cela n'empêchera pas la suspicion sur le genre sexuel de Semenya de se déverser à nouveau et de relancer la polémique dès 2011 lors du Mondial disputé en Corée à Daegu.
Alors qu'elle avait réussi 1'55"45 en 2009, elle pourrait s'attaquer très vite au record du monde du 800 mètres féminin qui est toujours la propriété de Jarmila Kratochvilova avec 1'53"28 depuis 1983.
Photo G. Bertrand