
Samedi, le quotidien le Bien Public célébrait la 20e édition de sa course. A cette occasion, l’épreuve a connu un record d’affluence. Le semi marathon et le 10km ont rassemblé plus de 2200 participants. Cependant, en raison de conditions climatiques peu clémentes, les chronos ne s’affoleront pas. Toutefois, cet événement populaire aura permis à la plupart des concurrents d’effectuer leur rentrée dans une ambiance bon enfant après une coupure estivale, avant d’envisager la préparation d’un rendez-vous d’automne.
La Course du Bien Public, organisée avec le support de l’AC Chenôve évoque une épreuve nature. La boucle empruntée une ou deux fois par les coureurs selon qu’ils prennent part au 10 km, ou au semi ne chemine pas au centre-ville de Dijon, mais serpente dans un environnement bucolique à proximité de la Cité des Ducs.
Le parcours suit notamment le chemin de halage, longeant le Canal de Bourgogne avant d’atteindre Plombières-les-Dijon, puis bifurque en direction du Lac Kir, et se conclut devant le siège social du Bien Public, ou « BP »
Bien qu’ombragé, ce tracé ne suffira pas à protéger les participants d’un climat exécrable, mix d’une température élevée et d’un fort taux d’humidité.
Ce d’autant plus qu’à 12h30, au moment du départ du semi, le soleil pointait presque au zénith. Quant au 10 km, il partira à 15h15.
Le fait de ne pas coupler les deux distances contribue à générer une atmosphère de kermesse, puisque les adeptes du semi bénéficieront des encouragements de ceux du 10 et inversement.
Cette dissociation des disciplines favorise également une meilleure fluidité de ces essaims de bipèdes et évite toute ambiguïté. A la lutte, ces accros du bitume n’ont pas à se soucier de la couleur du dossard du voisin, chacun partageant le même effort.
Au sortir de l’été, la plupart des partants aborde cette manifestation avec sérénité et viennent avant tout animés par la volonté de s’étalonner, plutôt que de tenter de battre leur record personnel.
A l’issue de leur challenge, ils verront le travail qu’il leur reste à accomplir avant d’être en mesure de tutoyer de nouveau leurs limites.
Néanmoins les plus rapides, aptes à jouer les premiers rôles ne sauraient se contenter de faire de la figuration et apprécieraient d’accrocher cette Classique régionale à leur palmarès.
Aussi au regard des forces en présence, les meilleurs bourguignons comprennent l’ampleur de la tâche.
Comment vaincre ces Burundais réguliers à 1h04’ et sous les 29’ au 10000, alors qu’au mieux l’on tutoie les 1h07’ ?
Seul, Antoine de Wilde, licencié à Nevers et qui renouait là avec la compétition, suite à une blessure au tendon d’Achille qui l’avait contraint à l’arrêt plusieurs mois semblait en mesure de se mêler à la lutte.
D’entrée, de sa foulée ample il se portera aux avant-postes et parviendra jouer les trouble-fêtes aux côtés des Africains jusqu’au 9e, où consécutivement à une erreur de jeunesse, ses pieds le contraindront à l’abandon.
De quoi agacer Philippe Rémond, son coach, 3e du 10 km en 32’07’’ qui établira ce constat :
« C’est dommage. Il était bien. Pourquoi a-t-il décidé de partir avec des chaussures neuves et sans chaussettes ? Evidemment, il a contracté deux énormes ampoules sous-cutanées au niveau de la plante des pieds et il a été obligé d’arrêter »
Dès lors, une fois De Wilde out, à l’instar de l’année précédente, une « Saga Africa » allait se reproduire.
Eric Niyonsaba l’emportera en 1h10’45’’ devant ses compatriotes, Eric Mazimpaka, 1h10’49’’ et Emmanuel Ndumayo, 1h11’14’’. Outre l’absence de concurrence, ces chronos moyens s’expliquent par les conditions de course difficiles.
4e en 1h11’14’’, Sébastien Charnais de l’Ain s’est contenté de procéder à une séance de rythme :
« Dans 3 semaines, je courrai le Marathon de Berlin. Mon objectif consistait à courir à l’allure marathon. Je me suis baladé. De toute façon, les conditions de course étaient exécrables. Il n’était pas possible de sortir un chrono ici. J’ai fini en roue libre. J’espère battre mon record de 2h22’, passer sous les 2h20’ et finir dans le top 20. L’an passé, j’étais 26e »
Plus loin en 1h15’39’’, Paul Lalire de l’AC Chenove, 3e espoir aux France du semi en 2010, désormais senior émargera en 6e position et reconnaîtra :
« Non seulement au plan de la météo cela ne collait pas, mais en plus avec toutes ces portions de sentier sur le parcours, on ne ressent pas de renvoi de l’énergie. Pour moi, il s’agissait d’une course de rentrée. Je voulais constater où j’en suis et à quoi m’attendre avant de préparer les cross »
Chez les féminines, il ne se produira pas de miracle non plus. La Burundaise Godelieve Nizigiyimana s’imposera tranquillement en 1h28’06’’.
Après, cette dépense de calories les petits et les grands se délecteront d’une spécialité dijonnaise : Le pain d’épices. Plus spécialement celui de la maison Mulot et Petitjean, fabriqué dans le plus pur respect de la tradition artisanale.
Pour les résultats complets : www.lebienpublic.com
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