
Afin de connaître le ressenti des coureurs à propos d’une épreuve, il importe de donner la parole aux anonymes du peloton.
Olivier Mignotte :
25e, 2h51’46’’
Coureur, organisateur de courses, Olivier 39 ans a réussi 2h36’ à Berlin en 2002. Aujourd’hui, il terminera 25e en 2h51’46’’, alors qu’il visait 2h48’.
.Pourquoi as-tu choisi ce marathon ?
-J’habite près de Besançon. Donc, c’est à proximité. Ca faisait plusieurs années que j’avais envie de le courir, mais je repoussais le projet. Mais cette année, en tant qu’organisateur du Trail de Saint-Vit et des 10 km de Saint-Vit, j’ai reçu une invitation pour le Lausanne Marathon à remettre à un coureur. Comme personne ne l’a voulue, je me suis dit qu’il ne fallait pas que je passe à côté de cette opportunité.
. As-tu apprécié cette épreuve ?
-Oui. Les conditions météos étaient supers et c’est vraiment un joli parcours avec toutes ces couleurs automnales, plus le lac et les Alpes en arrière-plan. Il s’agissait de ma 255e course et jamais je n’ai jamais été encouragé de la sorte. C’était la première fois que je portais un dossard sur lequel le prénom est inscrit. Et c’est émouvant de finir sur un tapis rouge dans la capitale olympique. Cela donne envie de revenir. Au plan chronométrique, je visais 2h48’. Je pensais que j’allais pouvoir tenir à 4’ au km jusqu’au bout, mais le parcours est vallonné. Au final, je suis content de mon chrono, parce que je ne suis pas cassé. Là, je vais aller faire le plein de Rivella (Boisson suisse de l’effort).
Eric Poincheval : 58e : 3h03’
Eric est abonné au Lausanne Marathon. Tous les ans, il y revient parce que c’est sur ce parcours qu’il a réussi à passer la première fois sous les 3 heures.
. Aujourd’hui, quel était l’objectif ?
-Je voulais finir en moins de 3 heures. Pour moi ce parcours est mythique. Même s’il est vallonné, c’est là que j’ai battu mon record. Le public est génial et j’aime les marathons, où il n’y a pas plus de 1500 coureurs. Cela reste convivial. Lausanne n’est pas une usine.
. Que s’est-il passé ?
-Le meneur d’allure à 3 heures a connu des problèmes et n’a pas pu nous emmener jusqu’au bout. Après, je ne sais pas si j’aurais tenu sur ce rythme jusqu’au bout. Je reviendrai l’année prochaine. D’habitude, mes 3 autres frères m’accompagnent, mais la semaine prochaine, ils seront à New York.
Cédric Penaud : 3h08’
Originaire de Saint-Jean-de-Monts voulait découvrir la Suisse en compagnie de son épouse.
. Quel est ton opinion à propos de ce marathon ?
-J’avais entendu dire que c’était super et ça s’est vérifié. Tout est nickel est c’est vraiment sympa. En plus avec ma femme, ça nous a permis de passer un week-end en amoureux sans les enfants. C’était l’occasion de découvrir la Suisse. On a pris l’avion jusqu’à Genève. Avec Easy Jet, ce n’est pas cher.
. Et au plan sportif, es-tu satisfait ?
-Je voulais faire moins de 3 heures, mais je pensais que le parcours était plus plat. Aussi, je m’étais blessé à l’entraînement. J’ai souffert d’une déchirure. Là, c’est revenu et sur 42 bornes, ça ne pardonne pas. Même si je suis déçu de mon temps, ça restera un super séjour.
Claude Simon : 3h23’
Claude, 40 ans réside à Plabennec dans le Finistère et le club, où il est licencié s’appelle la joie de courir.
.Pourquoi Lausanne ?
-Au sein du club, tous les ans on court un marathon à l’étranger. L’an passé, c’était New York. L’an prochain peut-être Chicago. Cette année, on a décidé de découvrir la Suisse. Je ne pensais que c’était aussi dépaysant. On est parti avec Coureurs sans frontières » et ça nous a permis de visiter Lausanne et ses montagnes.
. Es-tu satisfait de ton chrono ?
-J’ai un record à 2h57’ et je voulais faire moins de 3heures, mais je me suis blessé dès le 5e km. Je me suis fait une contracture au mollet. J’ai dû m’arrêter 7’ à un point médical, où je me suis fait masser. Ca a tenu, mais j’ai dû serrer les dents. A la fin la douleur était atroce, mais je n’allais pas abandonner ici.
