
Pour sa première expérience sur marathon, le jeune frère de Simon Munyutu, David, a pris des risques en passant en 1 h 08' et termine à la 7e place en 2 h 31' 44
Pas facile de récupérer de la violence que le corps a subit pendant 42 kilomètres. Dans l'aire d'arrivée, David Munyutu semble sonné, ailleurs, pas forcément conscient d'être enfin arrivé. "Il est parti beaucoup trop vite", confie son entraîneur à Pacé en courant, Loïc Rapinel, celui-là même qui avait permis à Gaëlle Houitte de revêtir le maillot bleu blanc rouge aux championnats du Monde d'Athènes en 1997 et qui a pris aujourd'hui une belle 5e place en 3 h 10'17, 1re française en prime.
"Je suis surpris de sa course car ce qu'il voulait avant tout pour sa première incursion sur cette distance, lui qui ne court essentiellement que des 10 km et quelques semis, c'était de finir. Mais bon, il s'est fait emporter par le rythme de la course, et même s'il a beaucoup perdu dans la seconde partie de la course, il a été au bout et s'est fait violence".
David Munyutu confirme les propos de son entraîneur, en ajoutant sa joie d'avoir fini, malgré la douleur :
"C'est la course la plus dure que j'ai faite de ma vie. Le vent, la chaleur et le dénivelé ont vraiment rendu la course difficile après le semi. C'est vrai que je suis parti vite mais c'est dans ma nature. Sauf que là, c'était pas un 10 km. Mais je suis vraiment content de ma course". Et surtout de ne pas avoir abandonné quand il s'est retrouvé seul dès le 17e kilomètre : "Non, j'ai pas hésité, je voulais aller au bout et sur la fin, j'ai même doublé des gars qui étaient partis plus vite que moi, c'est bon pour le moral".
Il y en a un qui a su garder le moral durant toute la course et qui n'est de toute façon pas du genre à lâcher, c'est Christian Roux de l'ASC Saint-Barthélémy :
"J'ai la crève depuis le début de la semaine et j'ai battu mon record à Trélazé il y a 6 semaines en 2 h 28' 45. J'ai failli ne pas prendre le départ mais c'est mon beau-frère qui m'avait invité, je ne pouvais pas faire faux-bond. Et puis, c'est une course au mental, avec la chaleur et le vent et moi, j'aime ça. Je suis parti vraiment prudemment, 1 h 16' au semi et j'ai remonté sans arrêt jusqu'à l'arrivée". Pour s'offrir une belle 10e place de prestige en 2 h 36'55. "Je suis content pour mon entraîneur Noël Jan, un super gars et un passionné".
Gaëlle Houitte, 5e en 3 h 10'15
Christian Roux, au mental
