
Si l’icône de Saint-Kitts et Nevis, titulaire des records suivants : 9’’98 sur 100 mètres, 20’’20 pour 200 mètres et 6’’52 au 60 mètres n’a jamais été le plus rapide de sa génération, il est toujours parvenu à réussir dans les grands championnats et sa carrière s’inscrit dans la durée. A bientôt 36 ans et près de 15 années passées à courir au plus haut niveau, cet athlète discret a marqué l’histoire du sprint. Cependant manque une médaille olympique à son palmarès. Alors que se profilent les JO de Londres à l’horizon, déterminé, ce représentant du Commonwealth va tout entreprendre, afin de relever cet ultime défi. En premier lieu, suite à cycle d’entraînement intensif, lui l’outsider va se consacrer à l’indoor dans un premier temps afin de se confronter aux favoris, histoire de tester l’état de sa forme actuelle et d’accroître sa motivation qu’il acquiert via la compétition.
Finaliste du 100 mètres aux JO de Sydney en 2000, Kim Collins terminera 3e du 200 mètres à l’occasion des mondiaux d’Edmonton en 2001.
Puis, 2003 s’apparentera à une année faste après l’obtention de l’argent sur 60 mètres lors des mondiaux indoor de Birmingham et le titre de champion du monde du 100 mètres à Paris le 25 août. Jour désormais déclaré férié à Saint-Kitts et Nevis en hommage au premier champion du monde de ce territoire des Caraïbes, situé à proximité d’Anguilla.
Ensuite, Kim Collins connaîtra plus ou moins de réussite avec une 6e place en finale du 100 mètres aux JO d’Athènes en 2004, le bronze aux mondiaux d’Helsinki en 2005, l’argent en salle à Valence en 2008 sur le 60 mètres et la 8e place de la finale du 200 mètres aux JO de Pékin.
Après, fin 2009 en raison de résultats en deçà de ses espérances il décidait de prendre sa retraite.
Toutefois, il se ravisera et effectuera un comeback remarqué en 2011 en renouant avec le succès : 3e du 100 mètres devant Christophe Lemaître et également 3e en compagnie de ses co-équipiers du relais 4X100 mètres derrière la France et la Jamaïque.
Fort de ce retour en grâce, il ne désespère pas de monter sur le podium olympique à Londres.
Là, il prépare sa rentrée en salle, prévue sur 60 et 200 mètres le 28 janvier au meeting de Glasgow, avant de prendre part à l’Aviva Grand Prix de Birmingham le 18 février, où il retrouvera entre autres adversaires, le Jamaïcain Asafa Powell, ancien recordman du monde du 100 mètres.
Même s’il n’a jamais concouru contre Powell en salle, Collins se veut confiant:
« Je suis impatient de le retrouver. Je sais qu’il ne court pas souvent en salle, mais si tôt dans la saison, il est important pour moi de rencontrer un des poids lourds du sprint. Une victoire sur lui me mettrait en confiance dans l’optique des JO. Dans la continuité de 2011, je souhaite enfin réaliser mon rêve ultime et décrocher la seule médaille qui me manque : l’olympique. Je sais que je ne suis pas le plus rapide, mais en championnat la vitesse ne suffit pas. La détermination et la volonté de s’arracher dans une lutte d’homme à homme peuvent permettre de faire la différence »
A suivre.