
Titulaire d’un record de 2h10’39’’, le Français James Theuri, rentré hier du Kenya après un stage effectué en compagnie de ses compatriotes susceptibles de réussir moins de 2h12’, afin de se qualifier par équipe à Daegu dans le cadre de la coupe du monde du marathon s’avoue confiant et tentera de battre son record.
. A quoi s’est limité cette dernière semaine d’entraînement ?
- Déjà, lundi j’ai quitté Nyaruru située à 2400 mètres d’altitude pour Nairobi sise à 1900 mètres, afin de me réadapter petit à petit à la redescente . Jusqu’à jeudi, je me suis contenté de footings, pour accumuler de l’énergie et j’ai veillé à boire beaucoup d’eau de façon à limiter les risques de déshydratation durant le marathon. Jeudi à minuit, j’ai décollé en direction de Paris. A peine dans l’avion, j’ai dormi comme un bébé. Quand je me suis réveillé l’avion avait atterri à Roissy. Donc, j’ai passé une nuit parfaite. Vendredi, je n’ai pas couru. J’ai juste un peu marché. Aujourd’hui, j’ai couru 30’, afin de procéder à un réveil musculaire et j’ai effectué quelques lignes droites à l’allure. Maintenant, il ne me reste plus qu’à attendre tranquillement l’épreuve.
. La météo annonce de la chaleur, est-ce que cela t’inquiète ?
-Non. Au Kenya, il faisait la même température qu’ici. Et s’il fait chaud, ça ne va pas me gêner, parce que là, il n’y aura pas le souci de l’altitude. Ce qui sera un avantage. Par contre, s’il fait 12° au départ, il faudra veiller à ne pas partir trop vite, sinon ça va casser.
. De toute façon, n’est-il pas prévu que tu évolues dans le second groupe qui passera entre 1h04’ et 1h04’15’’ au semi ?
- Oui. Cette année, tout a bien été organisé pour les Français. Il va y avoir un bon groupe de avec Simon Munyutu, Ruben Idongo, Abdellatif Meftah, Fouad Larhiouch et moi. Tous les 5, nous nous connaissons bien. Nous sommes passés par la Légion Etrangère, où l’on s’entraînait ensemble. Egalement, là nous nous sommes retrouvés au stage pendant un mois. On courait au même rythme et nous avons suivi la même préparation. L’hiver, nous avons tous fait les cross et les championnats militaires. Donc, si on peut rester ensemble, je pense que ce sera moins dur sur la fin. Aussi, nous bénéficierons de 3 lièvres. Je voudrais remercier la FFA, qui nous a offert ce stage et l’armée, qui nous a autorisés à nous rendre au Kenya. Si nous réalisons les minima, ce sera grâce à eux.
. Quel objectif chronométrique t’es-tu fixé ?
- Je voudrais faire mieux que mon record de 2h10’39’’, réalisé à Paris en 2009. Sinon, je pense que l’on peut réussir moins de 2h12’ et se qualifier pour la coupe du monde. C’est jouable.
. Africain d’origine, comment vis-tu chaque retour en Europe ?
-Maintenant, je suis habitué. Là, je vais courir mon 9e marathon. Par contre, lorsque je m’entraîne au Kenya, j’en oublie l’Europe et je ne pense même pas au marathon que j’aurai à courir. C’est lorsque j’arrive pile poil deux jours avant l’épreuve que je me replonge dans l’ambiance de la compétition et que je sais ce qui m’attend. Mais, je ne stresse pas trop. Je ne vise pas 2h05’, je me dis que ce sera dur pour tout le monde et qu’il faut tenir la distance. Pour dimanche, je suis confiant.
. A propos, que c’était-il passé à Barcelone ?
- Je ne me l’explique pas. J’étais en forme. Le rythme n’était pas rapide puisqu’on est passé en 1h07’. Au 36e km, j’étais encore dans les médailles et là, j’ai commencé à souffrir de crampes. J’ai essayé de continuer, mais au 38e km je n’avançais plus. C’est la seule fois, où j’ai abandonné un marathon.