
Aurélia Truel, 3e des Templiers et seconde du TTN en 2010 participera au sein de l’équipe de France aux Mondiaux de trail, prévu en Irlande au mois de juillet. A dessein, pour se placer dans une configuration semblable à celle de cette échéance, elle a décidé de courir l’Eco-Trail. Résidant dans le Val-de-Marne, elle était donc la locale de l’épreuve. Comptant parmi les favorite, elle remporte l’épreuve en 7h43’27’.
. Pourquoi tenais-tu à courir l’Eco-Trail ?
- Pour préparer les mondiaux. La distance sera de 80 km. Je voulais constater comment mon corps allait réagir, vu que je n’ai pas trop d’entraînement. Egalement, je voulais tester tout ce qui concerne les ravitaillements. Pour moi, c’était important de courir une distance aussi longue, car j’avais besoin de renouer avec ce type d’effort avant l’Irlande. Mon dernier grand trail datait des Templiers.
. Comment t’es-tu préparée ?
- Je n’ai pas suivi de préparation spécifique. Cet hiver, j’ai couru les cross en finissnt 29e aux France. Ca m’a permis de me régénérer, vu que j’avais accumulé beaucoup de trails en 2010. Je ressentais le besoin de me reposer et il fallait aussi que je travaille la vitesse. En fait, je ne me suis entraînée que 15 jours en prévision de ce trail. Ce qui était suffisant en raison du volume que j’avais acquis l’an passé. Je n’ai pas eu le temps de me consacrer vraiment à l’Eco-Trail. Les France de cross ont eu lieu le 27 février. Après, je récupère pendant 10 jours. Il ne me restait donc que 15 jours. Néanmoins, je suis partie 10 jours à Font-Romeu, afin de courir une sortie longue de 3 heures en altitude et d’enchaîner du rythme. C’est peu de choses.
. Quid de la course ?
- Je suis passée en tête dès le premier km, tout en sachant que ça allait être dur. Mais comme je savais que Anne Valero avait plus de km que moi, il fallait que je l’entame psychologiquement. Dans les descentes, j’ai souffert de crampes. J’ai serré les dents. Et quand on est devant, on n’a pas le droit d’arrêter. En plus sans douleur, ça aurait moins de charme. En fait, tout se joue au mental.
. Es-tu satisfaite ?
- Oui, car je réussie avec peu de km et une bonne saison de cross. Ca va me permettre d’être plus sereine dans le cadre de la préparation des Mondiaux. Je voulais montrer à Philippe Propage que je suis bien. En plus, c’est toujours agréable de gagner à domicile. Ca faisait bien 20 ans que je n’étais pas revenu à la Tour Eiffel.
Photo : Christophe Rochotte