
Victorieuse en 2008 alors qu’elle avait envisagé cette épreuve comme une sortie longue en prévision du Triathlon d’Embrun, Anne Valero a ensuite décidé de se consacrer uniquement à la course à pieds. Mais en 2010, souffrant de fracture de fatigue à la hanche, elle n’avait pas pu prendre le départ et avait assisté à cette épreuve en tant que marraine. De nouveau en forme, elle a donc soif de revanche sur le sort et annonce clairement viser la victoire samedi. A suivre.
. Quel est ton itinéraire sportif ?
- J ai commencé par la course, puis je suis passée au triathlon, avant de revenir au running. En triathlon j ai été membre de l’équipe de France. J étais spécialisée dans les longues distances. Mais en 2008, alors que je résidais en région parisienne et que je m entraînais vers Boulogne-Billancourt, afin de préparer le Triathlon d’Embrun, j’ai eu envie de courir l’Eco-Trail. Ca me permettait de faire une sortie de 80 bornes et j ai remporté l épreuve. Ca m a donné envie de revenir à la course. Tout de suite, j ai enchaîné avec le Marathon de Paris, où j ai rencontré Dominique Chauvelier qui m a proposé de venir m entraîner au Mans. Je possède un record à 2h55’, mais je partais sur des bases de 2h45’. Ca ne passait pas. Dominique m a expliqué qu en suivant une préparation spécifique au marathon, je pourrais réussir 2h40’, voire mieux. Donc, je suis partie dans la Sarthe deux ans. Malheureusement, j’ai sombré dans le surentraînement et en 2010, à l époque de l’Eco-Trail, j ai contracté une fracture de fatigue au bassin. Il m a fallu deux mois pour m en remettre, mais après j ai continué de galérer, puisque j ai souffert d’une sciatalgie. Je ne suis sortie de cette blessure que depuis janvier. Entre temps, j ai également décidé de partir rejoindre mon ami en Savoie, avant de signer à l’EAC Chambéry et désormais Patrick Bringer m entraîne.
. Comment s est déroulé le début de la saison 2011 ?
- J ai gagné le Trail de Belledonne et j ai fini 4e à la Sainte-Baume, qui s insérait dans le cadre de ma préparation à l Eco-Trail et, où je ne cherchais pas à être performante, mais simplement à effectuer une sortie longue.
. Quelles motivations t’incitent à courir l’Eco-Trail ?
- J ai décidé de jouer le TTN et donc, il s agira de ma première course dans le cadre de ce challenge cette année. Je vais viser la victoire, mais après il importe d’être en forme le jour J.
. Quelles autres manches du TTN comptes-tu courir ?
- Le Nivolet-Revard, le Pilat Trail, La Vallée des Lacs à Gérardmer, la 6000 D et les Templiers.
. A part la victoire qu apprécies-tu dans l Eco-Trail ?
- J’apprécie l alternance de chemins plats et de bosses cassantes. Comme, je ne suis pas originaire de la montagne, ce parcours me convient mieux. Après, il y a le mix entre nature et culture avec la traversée de forêt, de parcs et le passage devant des monuments, plus l’arrivée au 1er étage de la Tour Eiffel. Tout ça est fascinant et se démarque d’un trail organisé à la montagne.
. As-tu suivi une préparation spécifique au profil de l Eco-Trail ?
- Bien sûr. Patrick a adapté la préparation à cette épreuve. J’ai couru sur route et sur chemin. J’ai fait beaucoup de vélo, vu que je pratique l’entraînement croisé, plus des sorties longues sur des parcours roulants, des marches d’escaliers, beaucoup de travail en côte et du ski de fond.
. Quels conseils apporterais-tu à ceux qui vont découvrir cette épreuve ?
- Surtout, ne pas partir trop vite. Les 20 premiers km sont roulants. Ca va aller tout seul, mais ensuite à partir du 21e km, il faut affronter les bosses. Et ne pas oublier, qu’entre le premier et le second ravitaillement, il y a 30 km. Ce qui implique de bien gérer l’hydratation et l’alimentation. Il ne faudra pas hésiter à bien remplir les réserves d’eau. A la fin, c’est dans la tête avec les longues lignes droites et les Quais de Seine qui n’en finissent pas. Il importe de bien rester concentré sur son effort, pour éviter de partir à la dérive, ou de lâcher prise.
. Quelles sont tes principales adversaires ?
- Aurélia Truel et Brigitte Bec. Mais, d autres que l on ne connaît pas peuvent venir se mêler à la lutte pour la victoire. Ainsi de filles spécialistes des raids multisports, ou du VTT. Samedi, je vais rentrer dans ma bulle et appréhender la course par rapport à mes sensations et non en me calant sur les autres.