
Anne Valero, bien que seconde de l’Eco-Trail en 8h07’31’’ n’a jamais connu de bonnes sensations au cours de l’épreuve et elle reconnaît avoir plus lutter contre elle-même que face à ses adversaires.
« Déjà, je dois reconnaître qu’Aurélia était très forte et qu’elle mérite sa victoire. Dès le début, ça a été très dur. Patrick Bringer, mon entraîneur, m’avait fit que je souffrirais à partir du 10e km. Et puis, je suis partie trop vite. J’ai essayé de me caler sur Aurélia, mais j’ai dû la laisser partir. Après, jusqu’au bout j’ai mené un combat contre moi-même. Je me suis sentie envahie par le doute et le stress, parce que j’avais la hantise que Bibi revienne.
Heureusement, quand mon chéri, Christophe Boébion a abandonné, il a malgré tout décidé de m’attendre et de m’accompagner jusqu’au bout. Le fait qu’il ait été à mes côtés m’a aidée au plan psychologique. Sans lui, je n’y serais pas arrivé. Cependant, je me disais que je n’avais pas le droit d’abandonner par respect pour mes partenaires et pour les autres athlètes. Au final, je très heureuse »
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Photos : Christophe Rochotte