
La championne de France 2010 du marathon, titulaire d’un record de 2h38’31’’ a profité de la Montée du Poupet, pour renouer avec la compétition. Gênée par une blessure, elle avait été contrainte de renoncer au Marathon de Rotterdam. Aujourd’hui face à des adversaires d’un niveau supérieur, elle n’a pu se mêler à la lutte pour la gagne et elle a dû se contenter de la 4e place.
. Pourquoi tenais-tu à courir cette épreuve ?
-Mon coach m’a proposée de venir. Je sors d’une blessure et j’avais envie de participer à une course et surtout de la finir. Je m’étais blessé à l’entraînement lors d’une séance sur piste. J’ai souffert d’une inflammation de l’aileron rotulien. Normalement, j’avais programmé le Marathon de Rotterdam, mais je n’ai pas pu y aller. Il a fallu beaucoup de temps pour traiter ce problème. Une vraie galère. Mais c’est parti, du jour au lendemain. Depuis, je ne m’entraîne plus qu’en nature. Donc, là j’effectuais ma rentrée. Avant, j’ai juste couru les interclubs en « Touriste » et sans pointes.
. Comment cela s’est-il passé ?
-Ca pique. J’ai mal aux cuisses. Je n’avais jamais pris part à ce genre d’effort et je ne savais pas trop comment le gérer. J’ai laissé partir les Africaines, mais dès la première côte j’ai subi, parce que malgré tout j’ai dû démarrer trop vite. Dans les descentes, je me retenais afin de ménager mon genou. Aussi, je me suis retrouvé esseulée. Toutefois, les encouragements du public m’ont boostée sur la fin et il faut reconnaître que le parcours est magnifique.
. Quels sont tes projets ?
-Je compte préparer un marathon d’automne, mais je ne sais pas encore lequel. Sans doute aux Pays-Bas, ou en Allemagne. Je pense que je peux me rapprocher des 2h35’. J’en ai les moyens. Le problème reste de trouver de bonnes conditions de course avec de la densité à ce niveau. Sinon, quand je me retrouve seule, il m’est difficile de poursuivre l’effort sur les bases préétablies.