
Second du TTN court en 2010, Gilles Segris est également un spécialiste de la course en montagne. Titulaire de l’équipe de France depuis 2002, il prépare les championnats de France de cette discipline avec l’ambition de décrocher un nouveau billet pour les mondiaux prévus en Albanie, au mois de septembre. Alors, qu’il appréhendait un peu la Montée du Poupet telle une bonne séance, il finira premier Français et à la 10e place en 1h04’32’’.
. Pourquoi as-tu privilégié le Poupet au Grand Ballon ?
-Je suis chauffeur-livreur en vin et le jour de la Montée du grand Ballon, je n’ai pas pu me libérer de mon travail. Aussi, j’adore le Jura. Il faut participer à la dernière Classique qui subsiste dans ce département. Il y règne une ambiance de fête. En plus, comme il s’agit d’une manche de la coupe de France, cela permet de joindre l’utile à l’agréable. Aujourd’hui, j’ai fait une bonne séance. Sur ce parcours, il faut à la fois être rapide sur 10 km et sur semi et être un bon grimpeur.
. Comment s’est déroulée la course ?
-J’ai rarement vu une épreuve partir aussi vite. J’ai appris que les premiers sont passés en 2’58’’ au 1er km. J’ai préféré prendre un départ prudent. Au début, je progressais avec les premières femmes et nous formions comme un second peloton. Mais à un moment dans le groupe, on s’est retrouvé uniquement à 4, puis à 2, pour au final évoluer seul sur la route dans l’avant dernière ascension. Au fil des km, j’ai ramassé les morts. A un moment, j’ai cru que j’allais même revenir sur le 9e et le 8e, mais ils ont réussi à maintenir un écart de 20 secondes.
. Cette année, comptes-tu jouer le TTN court.
-Malheureusement, à l’occasion des deux premières manches, je me suis fait une entorse. Donc, je n’ai pas marqué de points. Je laisse tomber ce challenge, parce que le calendrier est mal fait. Je ne veux pas aligner 4 trails en juin. Par contre, l’an prochain je jouerai la victoire.
. Que penses-tu de la modification du règlement ?
-Il était temps de procéder à des modifications. Avec moins d’épreuve, il existera une vraie confrontation.