
A l’occasion de sa 4e édition, le Lyon Urban Trail a connu des records d’inscription. Près de 5000 coureurs, contre 4000 l’an passé ont souhaité partir à l’assaut de la Capitale des Gaules. Trois distances étaient proposées : 38, 23 et 12 km.
De quoi satisfaire un large panel de participants. 800 concurrents opteront pour l’épreuve la plus longue.
Ce qui motive avant tout les participants, plus que la lutte contre le chronomètre, c’est de partir à la découverte de cette métropole, en empruntant des chemins de traverse. Ainsi l’effort apparaît plus ludique et semble plus riche de sens, puisqu’il allie nature et culture. Il offre une vision globale de la cité. Tant de son patrimoine, de ses différents quartiers que de ses vastes parcs.
Toutefois, ce voyage à travers l’histoire se mérite et exige beaucoup des organismes.
En effet le parcours cumule 1700 mètres de dénivelé positif et près de 7000 marches d’escaliers, terribles pour les quadriceps.
Et pour la première fois, la chaleur fut de la partie. Heureusement, en plus de leur réserve d’eau obligatoire, les participants ont pu bénéficier de 4 ravitaillements salvateurs.
Donc, même indépendamment de toute velléité compétitive, le Lyon Urban Trail qui à beaucoup aurait dû s’apparenter en une balade bucolique a finalement pris des allures de chemin de croix. Surtout en l’absence d’une préparation suffisante.
Comme le remarquait un coureur à l’arrivée :
« Contrairement à un trail en montagne, où l’on sait qu’il y a X cols et X descentes à passer, là on a l’impression que ça n’en finira jamais. Au détour d’un virage, il y a encore un escalier que l’on n’attendait pas et c’est comme ça jusqu’au bout »
De la sorte personne ne peut affirmer, qu’il a « déroulé »
En tête de course, les favoris ne se livreront pas à une lutte d’anthologie. Tous admettront plus tard ne pas avoir connu de bonne sensations et la lutte pour les victoires masculine et féminine se décanteront au train.
Vainqueur en 2010, Emmanuel réalise la passe de deux. Il précède Christophe Malardé et Laurent Beuzeboc.
Chez les femmes, Céline Lafaye a ridement pris le meilleur sur Maud Gaubert et Sandra Gouault.
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A suivre interviews des protagonistes