
Maud Gaubert de l’Elan Voglanais n’a repris la course que fin février, parce qu’elle ressentait le besoin de « Couper ». Cependant, elle n’est pas restée inactive, puisque la pratique du ski-alpinisme lui a permis d’entretenir le foncier. Aujourd'hui, la seconde place la satisfait pleinement.
.Quelles étaient tes motivations ?
- J’aime bien l’organisation Extra-sports, ils m’avaient invitée à la SaintéLyon. Après dire que je me fais plaisir sur ce genre d’épreuves, ce serait mentir. Mais, malgré tout les trails urbains me servent d’entraînement. Monitrice de ski, je vais bosser jusqu’au début du mois de mai. Et cette semaine, je n’ai pas couru, puisque le week-end dernier j’étais au Ventoux, où j’ai gagné.
. Avais-tu des ambitions ?
-En fait, je ne me fixe jamais d’objectif avant une course. Je pars et puis au bout d’une heure d’effort, je me transforme et je deviens une compétitrice.
. Aujourd’hui comment as-tu vécu ce trail ?
- Je suis partie au même rythme que d’habitude. Céline est revenue au 5e km et je ne l’ai jamais revue. Si, je l’ai croisée au 22e km, mais elle avait beaucoup d’avance et je me suis dit : « A moins qu’elle craque, tu ne reviendras pas ». Donc, ça ne servait à rien de se tirer dessus. Aussi, j’aurais pu arrêter, mais il n’est pas dans mon état d’esprit d’abandonner. Ca ne m’est arrivé que deux fois. Lors de la Saintélyon en 2008 et à l’UTMB la même année. Non parce que je refuse l’échec, mais à la Saintélyon j’étais blessée et à l’UTMB, je n’éprouvais vraiment plus de plaisir à courir et j’ai préféré arrêté, parce que ça ne sert à rien de se dégoûter. Sinon, aujourd’hui j’ai souffert de la chaleur. J’ai bu 3,5 litres d’eau. J’ai pensé à mes petites et ça m’a fait avancer.
. Es-tu satisfaite de ce résultat ?
-Bien sûr. Je ne suis jamais déçue. C’est tout bon à prendre.
. Comment va s’orienter ta saison ?
- Je vais attaquer par une épreuve du TTN, mais ça ne veut pas dire que je vais le jouer. Je ne me vois pas ne pas courir le Nivolet-Revard. C’est mon club qui l’organise. Par contre, je ne courrai pas forcément 4 étapes du TTN, car la sélection pour les épreuves internationales se fait aux Templiers. La 6000 D, j’y serai également, parce que j’aime bien cette épreuve. Et ce que je veux d’abord, c’est me concentrer sur les mondiaux.
. Au niveau de ta préparation, où en es-tu ?
- Pour l’instant, je me suis limité au ski-alpinisme. Je n’ai repris la course qu’à la fin du mois de février. Ca fait du bien de couper. Là, je ne fais que reprendre.