
A 31 ans, Emmanuel Meyssat de l’ACO Firminy s’oriente de plus en plus vers le trail, après s’être beaucoup consacré à la course en montagne. L’an passé, il avait terminé 3e du TTN court. Cette saison, il a remporté le Trail givré de Montanay et avant de se rendre à Buy-les-Baronnies, il tenait à courir le Lyon Urban Trail, puisqu’il est de la région et qu’il apprécie les organisateurs de cette épreuve. En dépit de mauvaises sensations, il l’emportera à sa main et réalisera ainsi le doublé.
. Pourquoi tenais-tu à revenir au Lyon Urban Trail ?
- Je suis du coin. J’habite dans les Monts du Lyonnais. Je m’entraîne sur le parcours de la Saintélyon. Donc, ça m’évite un long déplacement. Après, c’est également une épreuve reconnue, avec de la concurrence. Il y avait Christophe Malardé. Le fait que cette compétition bénéficie d’une notoriété importante, c’est intéressant pour mes partenaires. Enfin, j’apprécie les organisateurs.
. De quelle manière as-tu préparé ta saison ?
- Dans un premier temps, je l’ai préparée à base de cross court pour préserver une bonne vitesse, parce que c’est fini le temps où un gars qui valait 35’ au 10 km pouvait gagner un trail. Maintenant, il faut posséder des qualités d’athlète et réussir 30’. Après, une fois la dynamique acquise, j’ai allongé la distance. L’hiver mes sorties longues ne dépassaient pas 1h50’. Actuellement, je pousse jusqu’à 2h30’, tout en conservant deux séances de VMA sur piste.
. Comment as-tu construit ta victoire aujourd’hui ?
- Dès le départ le parcours était accidenté avec beaucoup d’escaliers. Pendant 10 bornes, je suis resté avec les gars, parce que je trouvais que ça allait assez vite et au bout d’une heure, je suis parti. Mais je n’avais pas de supers sensations. Au bout de deux heures de course, je n’avais plus de jus. Au début de la semaine, j’ai souffert d’une gastro. Heureusement que je n’ai eu qu’à gérer. Au fond, pour aller au bout, j’ai plus eu à lutter contre moi-même, que contre les autres. Sinon, les conditions météos n’étaient pas mauvaises, mais j’avais préféré l’an passé. Il pleuvinait et c’était plus agréable. Autre chose, cette année le parcours mesurait 38 km, soit deux km de moins qu’en 2010, mais au final je finis également en 2h54’, car c’était plus technique.
. Parallèlement au trail vas-tu continuer la course en montagne ?
-Je ne vais faire qu’une manche de la coupe du monde : La montée du Grand Ballon. Je courrai aussi les France et si je finis dans les 3 premiers, je serai sélectionné pour les mondiaux, prévus en Albanie et en septembre. Ce que je veux avant tout, c’est me concentrer sur le TTN court.
. La suite de ton programme ?
- Buy-les-Baronnies dans 15 jours et ensuite le Trail des Forts de Besançon. En fait, j’ai hésité entre le TTN court et le TTN long. J’ai opté pour le court, par crainte de contracter à nouveau une pubalgie. Si j’enchaîne 4 à 5 heures d’effort, je risque de me blesser. En plus, la saison va être longue. Il va falloir tenir. Surtout que le calendrier est mal fait, avec 4 épreuves concentrées sur un même mois. Si tout va bien, en fin de saison je courrai la Saintélyon.