
Si à 9 mois des JO, les installations sportives sont construites depuis un moment, l’Arcelor Mittal Orbit, ainsi nommée en raison de sa forme évoquant une orbite vient d’être inaugurée.
Les JO vont se déroulés dans l’East End de Londres, un quartier où à la fin du 19e Jack London, écrivain et journaliste s’était immergé, à dessein de dépeindre la condition misérable de ses résidants. Au sein « Du peuple de l’abyme », il en dressera un tableau apocalyptique.
Si plus d’un siècle plus tard, la situation a évolué en ce lieu, afin de le réhabiliter définitivement, les autorités londoniennes ont décidé d’installer là la plupart des infrastructures olympiques. Notamment le stade.
Néanmoins, pour que l’attrait en direction de cet endroit ne s’estompe pas une fois la fête terminée, il importait d’apporter à cet environnement un supplément d’âme destiné à attirer des visiteurs dans le futur, via une œuvre d’art.
Le projet du designer Anish Kapoor, associé à l’architecte Cecil Balmond a été retenu.
Le résultat apparaît à la hauteur des espérances et marquera tant les esprits d’aujourd’hui que les générations futures.
Concrètement cette sculpture monumentale en acier, haute de 114 mètres, considérée comme la tour la plus haute du Royaume-Uni s’intitule, en raison de sa forme évoquant une boucle sinusoïdale : Arcelor Mittal Orbit.
Elle comporte deux points d’observation, auxquels on accède par un ascenseur. Par contre, pour bien admirer les détails ce cette construction originale, il est recommandé de redescendre en empruntant les 455 marches de l’escalier en colimaçon enserré au sein de la structure.
D’un coût de 22,7 millions de livres, Lakshmi Mittal, président d’Arcelor Mittal a contribué à son financement en investissant 19,6 millions de livres. Le complément provenant d’une subvention du Grand Londres.
Prompt au lyrisme et à l’exagération, Boris Johnson, maire de Londres a qualifié l’ouvrage : « D’icône londonienne qui illuminera l’horizon de la cité durant des décennies. Face à ce chef-d’œuvre, les Romains n’auraient pu que s’incliner et Gustave Eiffel aurait compris qu’il manquait d’originalité »
Enfin, selon des estimations d’économistes, « L’Orbit » devrait générer un revenu de l’ordre de 10 millions de livres et impliquer la création de 50 emplois.