
La Fédération française d’athlétisme s’engage dans la lutte contre l’homophobie. Elle a signé la Charte contre l’homophobie dans le sport créée par le Ministère des Sports.
Non à la discrimination, et non à l’homophobie. C’est l’engagement pris par la FFA, en acceptant de signer la Charte présentée par le Ministère des sports. Cette charte présente une série d’engagements concrets, notamment en matière de répression des comportements homophobes et de sensibilisation à la lutte contre toutes les discriminations.
Une initiative soutenue par Bernard Amsalem, le Président de la FFA, qui a obtenu l’accord du Comité Directeur, et qui explique : « Cette signature est importante et nous engage. Nous devons poursuivre l’effort contre toutes les formes de discrimination dans le sport notamment l’homophobie. Mais au-delà, nous souhaitons participer à la diffusion de messages éducatifs sur la tolérance et l’acceptation de l’autre. L’athlétisme est le sport de tous. Pour l’être pleinement, il ne saurait accepter toute pratique discriminatoire, insultante se basant notamment sur l’orientation sexuelle. Notre mission, tel que nous l’entendons, n’est pas uniquement de former des athlètes mais également d’éduquer des citoyens. »
La charte avait été bâtie par Rama Yade, dans le cadre d’un plan d'action contre l'homophobie dans le sport. Elle avait été lancée en octobre dernier à Albi, à l'occasion de l'ultime rencontre de la Coupe d'Europe de rugby à XIII opposant la France au Pays-de-Galles, en présence de Gareth Thomas, qui avait été effectué son coming out quelques mois plus tôt, et d’Olivier Elima, le capitaine de l'équipe de France.
La première signature avait été celle de la Fédération de rugby. Et on annonçait alors l’intérêt des Fédérations de foot, tennis et judo pour cette charte formée de six articles. Le premier proclamant que l’homophobie est une discrimination contraire aux principes universels de protection des Droits de l'Homme.»